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Al Gore attaque Donald Trump sur le réchauffement climatique et l’accuse de nuire à la position des États-Unis en refusant l’accord de Paris

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Dans une interview à la chaîne NBC lundi, l’ancien vice-président de Bill Clinton a violemment attaqué le président Donald Trump sur sa décision de se retirer de l’accord de Paris sur le climat. Balayant d’un revers de main les arguments économiques et scientifiques derrière la décision prise par la nouvelle administration républicaine, Albert Gore a reproché à Donald Trump d’être le premier président américain de l’histoire à démolir de la sorte la position des États-Unis. Car pour Gore, « la crise du climat est de loin le défi le plus sérieux auquel nous sommes confrontés », et il ne fait aucun doute que les émissions de gaz à effet de serre en sont la cause.
 

Pour Al Gore, le retrait de l’accord de Paris décidé par Donald Trump nuit gravement à la position des États-Unis dans le monde et à son économie

 
Pour ce qui est de l’impact économique de l’accord de Paris, Al Gore répond en avançant que l’industrie du solaire emploie désormais deux fois plus de gens que celle du charbon et que c’est un des secteurs les plus dynamiques de l’économie américaine. Le 13 juillet dernier, dans un discours au sommet mondial de la ville durable Ecocity, le premier prix Nobel de la Paix climatique de l’histoire, auteur du documentaire engagé Une vérité qui dérange, était allé encore plus loin, estimant que la lutte contre le réchauffement climatique était une des grandes causes morales de l’histoire humaine, au même titre que l’abolition de l’esclavage ou le vote des femmes.
 
Ceci a suscité la réaction de l’association noire conservatrice Project 21 pour qui une telle comparaison « donne aux militants de la cause du climat une crédibilité morale non méritée » en mettant sur le même plan les grands combats de l’histoire humaine et une croisade pour le climat « fondée sur des données discutables ». La comparaison est d’autant plus douteuse pour les militants noirs que l’alarmisme d’Al Gore sur le climat pourrait bien nuire en premier lieu justement aux Noirs américains en raison de son impact sur l’économie, quoi qu’en dise le Prix Nobel.
 

La lutte contre le réchauffement climatique n’est pas la priorité des citoyens ordinaires aux États-Unis

 
Un récent sondage Bloomberg montre d’ailleurs que le réchauffement climatique n’est le problème le plus important auquel doivent faire face les États-Unis que pour 10 % des Américains, tandis que 90 % donnent la priorité à la santé, au terrorisme, à l’immigration, au chômage et aux impôts. Mais pour Al Gore tout est lié, puisque le réchauffement climatique serait aujourd’hui déjà un grand facteur d’instabilité politique. À un colloque en Corée du Sud au début de l’année, Al Gore affirmait ainsi que le réchauffement climatique avait été à l’origine des printemps arabes et de la guerre civile en Syrie. C’est un peu comme le président français Emmanuel Macron qui affirmait au dernier G20 : « On ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme, si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique ».
 
Ceci dit Donald Trump pourrait leur répondre que les États-Unis n’ont pas eu besoin de l’Accord de Paris ou du Protocole de Kyoto pour réduire leurs émissions de CO2 au cours de la dernière décennie.
 

Olivier Bault