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En Allemagne, les parents pourraient être privés de la garde de leurs enfants pour propos « racistes »

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Personne n’a jamais très bien su où se situait la limite d’un propos « raciste » ou « xénophobe », puisque l’accusation vise désormais toute défense, même pacifique, de son identité. Mais en Allemagne, ce flou juridique pourrait pourtant devenir très dangereux pour les parents : si ces derniers postent sur les réseaux sociaux des propos jugés « racistes », ils risquent désormais de perdre non seulement leur travail mais également la garde de leurs enfants !
 
Un tribunal a été chargé de juger si la teneur des discours parentaux était de nature à nuire à la santé psychique ou au bien-être des enfants. C’est donc désormais l’Etat et non les parents, qui décide de l’éducation des enfants au sein de la cellule familiale.
 

Les parents « racistes » pourraient être privés de la garde de leurs enfants… Mais que veut dire « raciste » ?

 
Une fois encore, personne ne sait exactement ce qu’est un propos « raciste » aujourd’hui, puisque l’accusation fuse sous tous les prétextes. « Le facteur décisif est le bon sens », assure Eva Becker, présidente du groupe de travail sur le droit de la famille de l’association du Barreau allemand. Selon elle, un parent qui refuserait la présence de réfugiés syriens dans le voisinage ne serait pas nécessairement « raciste ». En revanche, il ne faudrait pas que les propos parentaux poussent l’enfant à développer une peur des réfugiés… Bref, rien n’est clair.
 
D’autant plus que, selon les avocats qui ont révélé la nouvelle, les propos n’auraient pas même besoin d’être pénalement répréhensibles pour conduire à une déchéance des droits parentaux.
 

La chancelière allemande Angela Merkel veut que Facebook bannisse les propos « racistes »

 
Les juges pourront donc décider de prononcer des droits de visites encadrés, en présence d’un enseignant susceptible d’intervenir, ou même de les supprimer, s’ils jugent les propos racistes !
 
La chancelière allemande Angela Merkel aurait par ailleurs demandé à Facebook d’agir plus fermement pour filtrer les commentaires « racistes ». Mark Zuckerberg aurait répondu : « Nous devons y travailler ». Il a ensuite affirmé à la chancelière que le géant des réseaux sociaux y travaillait déjà… notamment en Allemagne, avec des partenaires locaux.
 

Briser la résistance populaire en Allemagne

 
L’arrivée massive de clandestins a provoqué de fortes réactions de résistance au sein de la population allemande, notamment sous la bannière de PEGIDA, un mouvement organisé contre l’islamisation de l’Europe. La participation à ces manifestations pourrait-elle être considérée comme « raciste » et donc de nature à nuire à la santé psychique ou au bien-être des enfants ? Certainement puisque les médias les qualifient déjà ainsi.
 

Béatrice Romée