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Pronoms transgenres : bientôt des amendes dans l’Ontario pour ceux qui n’utilisent pas les pronoms conformes aux « identités de genre »…

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Le refus d’utiliser le pronom choisi par une personne transgenre pourrait bien entraîner des sanctions et des amendes pour « discrimination ». C’est ce qu’a annoncé la commissaire principale de la commission des droits de l’homme de l’Ontario au Canada, Renu Mandhane. Il importe de les appeler par leur prénom choisi et d’adopter des pronoms taillés sur mesure, tels qu’ils existent déjà en anglais pour éviter les « he » ou « she » trop « genrés ». Les anglophones de l’Ontario vont devoir se familiariser avec les jolis néologismes comme « ze » ou « xer » pour respecter l’identité de genre de chacun.
 

Les pronoms transgenres en 1984

 
Il ne semble pas que le français comporte déjà les pronoms adaptés aux transgenres et autres personnes qui n’acceptent pas leur sexe biologique. On discute ferme parmi les communautés LGBT francophones où l’on voit déjà passer des « iel », « yel », « ille », « yol » et autres « ol » dont elles suggèrent l’emploi, sans rire (lol…). Le français présent une difficulté supplémentaire puisque les attributs et adjectifs s’accordent : la communauté LGBT n’exclut pas de régler cela de manière « démocratique ».
 

Tyrannie LGBT : bientôt des amendes pour ceux qui ne partagent pas l’idéologie du genre

 
La traque de l’utilisation de pronoms « mal genrés », c’est un pas supplémentaire dans la tyrannie qui est en train de s’accomplir dans l’Ontario. Absurde, ridicule, kafkaïen, le projet porte le politiquement correct vers de nouveaux horizons inimaginables il y a quelques années encore, et le pire, c’est qu’une telle démarche est aujourd’hui tout sauf improbable, tant les lois contre la discrimination ont pris une place prépondérante dans le discours public.
 
En l’occurrence, Mme (?) Mandhane a lancé sa proposition pour contrer une campagne menée par le professeur de psychologie de l’université de Toronto, Jordan Peterson. Celui-ci a indiqué, au cours d’une série de tribunes publiées par le Toronto Sun, qu’il n’entend pas utiliser les pronoms nouveaux et autres néologismes relatifs aux divers « genres », et il y dénonce comme attentatoires à la liberté d’expression les éventuelles directives universitaire, provinciales et fédérales en ce sens.
 
Le conflit a déjà pris forme puisque l’université a fait parvenir au professeur Peterson une lettre disciplinaire lui demandant d’arrêter de s’exprimer sur le sujet, précisant que son refus d’utiliser les pronoms « ze », « xer », « hir »… porte atteinte aux droits des étudiants transgenre.
 

Dans l’Ontario, polémique sur les pronoms conformes à l’identité de genre

 
Selon Mandhane, « l’OHCR reconnaît le droit à la liberté d’expression affirmé par la Charte ». « Cependant, poursuit-elle, le législateur et les cours ont noté qu’aucun droit n’est absolu. L’expression peut être limitée sous l’empire de la loi pénale dès lors qu’il s’agit d’un discours de haine, ou bien lorsqu’elle constitue du harcèlement ou de la discrimination, ou crée un environnement toxique ».
 
Voilà qui offre un large champ à la police du politiquement correct qui au demeurant ne s’encombre pas de prouver que les « transgenres » se sentent réellement harcelés ou discriminés par l’emploi d’un pronom classique.
 
Jordan Peterson, pour sa part, s’est déclaré prêt à être emprisonné, à payer une amende et même à perdre son emploi plutôt que d’avoir recours aux pronoms « genrés » politiquement corrects.
 

Anne Dolhein