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L’argent cosmopolite choisit la nomenklaturiste communiste bulgare Irina Bokova pour prochain secrétaire général de l’ONU

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Une trentaine d’intellectuels, politiciens, lobbyistes, banquiers, entrepreneurs et cultureux ont signé un appel pour que la France soutienne Irina Bokova, nomenklaturiste bulgare notoire, lors de la prochaine élection du secrétaire général de l’ONU. Du parti communiste à l’argent de Rothschild, la nébuleuse cosmopolite partage la même idéologie et le même but.
 
Irina Bokova n’est pas très connue en France, pourtant elle habite Paris depuis dix ans et dirige l’UNESCO, l’agence de l’ONU qui s’occupe de culture, depuis autant de temps (auparavant, elle avait été ambassadrice de Bulgarie en France et à Monaco), et, parmi les langues de travail de l’ONU qu’elle parle couramment le français. Sa francophonie, à l’aube d’un siècle qui verra l’usage du français se développer avec la croissance de l’Afrique, est l’un des arguments développés par les signataires. Les autres étant sa qualité de femme, de « diplomate expérimentée », son attachement présumé au « dialogue des cultures et de la tolérance », son travail inlassable « non pas au service exclusif d’un pays mais pour le bien mondial commun », son engagement déterminé « dans la promotion de l’éducation et de l’égalité homme-femme, la prévention et la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme, le racisme et l’antisémitisme », bref, sa « vision du monde » et sa capacité à « maintenir la paix et assurer le développement harmonieux et soutenable de nos sociétés ».
 

Cosmopolite, oui, nomenklaturiste communiste, aussi

 
En quelque sorte, c’est le portrait robot du parfait apparatchik cosmopolite. On comprend l’enthousiasme de signataires, pour qui « le besoin de Nations Unie est criant », face aux « nouveaux défis pour l’humanité » que sont « la croissance démographique », le « dérèglement climatique », et la mutation des économies, de la géopolitique et des communications. Cette rhétorique de sous-préfecture postule une organisation toujours plus cosmopolite du pouvoir, a choisi l’ONU pour y parvenir, et voit donc dans la Bulgare Irina Bokova l’idéal prochain secrétaire général. Et tant pis si ce bijou cosmopolite fut aussi (et reste) une nomenklaturiste communiste de haut vol. Son père était rédacteur en chef du journal du parti communiste bulgare, Robonitchesko Delo, et membre des services bulgares. En Bulgarie, des accusations persistantes le trempent dans une affaire de meurtre politique, même si personne ne lui impute l’invention du parapluie bulgare. En tout cas, Irina Bokova a commencé sa formation de diplomate à l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou au temps de l’URSS.
 

L’argent controversé de la Bulgare Irina Bokova

 
Accessoirement, elle et son mari se trouvent pris dans ce qui pourrait bien devenir un scandale de corruption. Le site bivol.bg a établi au début de l’année qu’ils possèdent quatre appartements à New York, Paris et Londres estimés ensemble à 4,7 millions de dollars : or cela dépasse, non pas l’épargne, mais le revenu total du couple, de plus d’un million de dollars. Cherchez l’erreur. Mais cela, les trente signataires de l’appel en faveur d’Irina Bokova intitulé ONU, l’urgence d’une nouvelle ère ne s’en soucient pas, pas plus qu’ils ne se soucient qu’elle soit, même si son parti a été rebaptisé socialiste, une ancienne nomenklaturiste communiste. L’essentiel est sa fiabilité, sa parfaite cohérence doctrinale cosmopolite.
 

Le Tout Paris cosmopolite veut son secrétaire général de l’ONU

 
A cet égard, l’examen de la liste des premiers signataires est édifiant. On y trouve un échantillon bien équilibré du tout Paris cosmopolite. La droite, Hervé de Charrette, Xavier Darcos, et la gauche, Jean-Pierre Chevènement, Edith Cresson, le ministère de la culture, Christine Albanel, l’académie française, Hélène Carrère d’Encausse, la musique, Jean Michel Jarre, la linguistique éthique, Julia Kristeva, la photographie responsable de la Terre, Yann Arthus-Bertrand, la paléontologie idéologique, Yves Coppens, la morale en histoire, Serge et Beate Klarsfeld, le syndicalisme patronal, Laurence Parisot et Pierre Gattaz. Sans oublier l’argent, homosexualiste, Pierre Bergé, ou non, Eric de Rothschild. Eric de Rothschild qui, malgré un patrimoine un peu riquiqui (moins de six cents millions d’euros), n’en est pas moins l’un des influents représentants de la branche parisienne de la famille, il gère tout de même le château Lafite, il préside le mémorial de la Shoah et il est président d’honneur de la Grande synagogue de Paris.
 

La nébuleuse cosmopolite plébiscite la nomenklaturiste communiste

 
Ce « pannel » de personnalités, cet éventail de sensibilités et de compétences, est en fait très cohérent malgré sa diversité apparente : tous sont gay-friendly, politiquement corrects, soucieux du devenir soutenable de la planète et soumis à l’idéologie cosmopolite. Il n’est pas sans importance que l’appel de ces trente intellectuels ait été diffusé à l’étranger dans The Word Post, qui résulte d’un partenariat entre le Huffington Post et le Berggruen Institute. Le Berggruen Institute est une société de pensée fondée en 2010 par Nicolas Berggruen, qui comprend beaucoup d’anciens premiers ministres d’Etats occidentaux, de très hauts fonctionnaires internationaux, et dont le but est de réfléchir à de nouvelles « gouvernances » adaptées aux mutations actuelles. En clair, une officine de réflexion et un groupe d’influence cosmopolite visant à établir la gouvernance mondiale, et qui en attendant recommande à chaque crise « plus d’Europe ». Il se trouve qu’Anne Huffington, Américaine d’origine grecque, qui a créé et qui dirige le Huffington Post, site cosmopolite, féministe, écologiste, homosexualiste, en fait partie. La boucle est bouclée : l’argent et la culture cosmopolite se rejoignent pour soutenir la nomenklaturiste communiste Irina Bokova à l’élection qui désignera le prochain secrétaire général de l’ONU. C’est la convergence des contraires apparents dans l’entreprise mondialiste.
 

Pauline Mille