Une directive d’Obama oblige le Pentagone et l’armée américaine à lutter contre le réchauffement climatique

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Soumission de l’armée à l’environnement.


 
Désormais, les forces armées américaines vont devoir systématiquement prendre en compte la lutte contre le réchauffement climatique dans chacune de leurs actions, depuis l’entraînement jusqu’aux opérations conjointes interalliées. Le Pentagone vient de remettre aux hauts gradés une nouvelle directive imposée d’autorité par le président Barack Obama. Tout le personnel du Département de la défense a reçu ordre de conformer les opérations actuelles et à venir à cette nouvelle directive environnementale, en tenant compte des politiques permettant d’« évaluer et de gérer les risques associés à l’impact du changement climatique ».
 
La protection de l’environnement serait-elle donc plus importante que la préservation de la sécurité, de la santé et du bien-être du personnel des armées ? Même les officiers au combat sont censés ne jamais agir sans avoir d’abord tenu compte de l’environnement, en prenant leurs décisions de manière à tenir compte des répercussions actuelles ou à venir.
 

L’armée américaine va devoir tenir compte du réchauffement climatique. On arrête les bombes ?

 
Il faudra même que les responsables militaires participent aux efforts de modélisation et de simulation « qui soutiennent l’impact du changement climatique ». Derrière le jargon, serait-ce une manière de les obliger à justifier le discours officiel sur le réchauffement ?
 
Il est vrai que les forces armées américaines sont placées sous le contrôle du gouvernement : le président en est le commandant en chef suprême. Le personnel militaire se doit donc d’appliquer la directive sans sourciller, quel qu’en soit le coût en termes de fonds, de ressources, de temps ou de vies. Une aubaine pour Obama : cela lui permet d’imposer sa marotte de la lutte contre le réchauffement climatique, sans tenir compte du désaccord d’un nombre croissant de scientifiques sur sa réalité ou à tout le moins sur son origine anthropique.
 

Obama utilise son pouvoir sur le Pentagone pour imposer sa directive « confuse »

 
Allan West, ancien lieutenant-colonel de l’armée américaine et ancien membre de la Chambre des représentants, s’interroge avec ironie sur cette directive : « Faudra-t-il calculer les effets sur le climat des tanks, des amphibies, des hélicoptères, des chasseurs et de tout autre équipement avant de lancer une opération ? Peut-être ira-t-on jusqu’à une restriction du temps d’utilisation de ces engins pour ne pas dépasser un seuil critique pour le changement climatique ? »
 
L’ironie est d’ailleurs toute relative. Obama n’a-t-il pas dit avoir refusé que ses troupes n’interviennent contre les camions citernes de l’Etat islamique afin d’éviter une catastrophe environnementale ?
 
Dakota L. Wood, qui a passé vingt ans dans le corps des Marines des Etats-Unis, aujourd’hui membre du think tank conservateur The Heritage Foundation, a qualifié la nouvelle directive d’Obama de « confuse ». Elles portent sur « une grande diversité de questions sans explication ni contexte ».
 
Du point de vue des militaires américains, c’est peut-être tant mieux.
 

Nicklas Pélès de Saint Phalle