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Audrey Azoulay à l’UNESCO : une femme de gauche revendiquée pour remplacer la communiste Irina Bokova

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Elle était l’outsider. Une Parisienne à la tête du plus parisien des organismes internationaux : Audrey Azoulay a été élue à la tête de l’UNESCO dont elle rêve de faire de nouveau « la conscience des Nations unies », comme le disait Léon Blum qu’elle aime à citer. Les hommages pleuvent face à cette femme encore jeune, élégante, longiligne, cultivée, issue d’une famille juive sépharade très aisée connue pour son intérêt pour le dialogue interreligieux et son soutien à l’Etat de Palestine. Carte de visite parfaite pour cet énarque « remarquée » par François Hollande, et qui assure venir d’une famille « très à gauche » : traduisez, riche et faisant partie de la caste du pouvoir. C’était aussi le cas d’Irina Bokova, son prédécesseur au poste de directrice générale, issue de la nomenklatura bulgare communiste. Celle-ci avait été formée à Moscou – mais Paris, qui abrita les études de la jeune Audrey, a une longue tradition de formation de marxistes. Culturels en l’occurrence.
 
Attention ! Nous ne disons pas qu’Audrey Azoulay est une égérie d’un quelconque PC. Elle n’en a pas l’allure ni l’environnement social. Son père n’a-t-il pas été, selon une longue tradition marocaine favorable aux juifs, longtemps conseiller du roi Hassan II, avant de devenir celui du roi actuel, Mohammed VI ? Profil parfait, pourtant, pour prendre la tête d’un organisme international qui veut bien des traditions folkloriques et de la protection du patrimoine de l’humanité, pourvu que les traditions religieuses, familiales, culturelles s’inclinent devant un syncrétisme et un relativisme nouveaux qui prétendent en finir avec les affrontements religieux.
 

La communiste Irina Bokova remplacée par une femme de gauche, Audrey Azoulay

 
Mais qu’elle soit marxiste culturelle consciente, ou en tout cas compagnon de route de la forme la plus aboutie de la démoralisation publique, cela ne fait pas de doute. Cette passionnée de cinéma, qui a beaucoup mieux aimé son travail au centre national du cinéma entre 2006 et 2014 que son passage dans le secteur bancaire, est celle qui a assoupli les règles de classification des œuvres cinématographiques lorsqu’elle a occupé le poste de ministre de la culture de François Hollande, troisième femme à ce poste sous sa présidence.
 
Audrey Azoulay a porté à son terme une réforme engagée par Fleur Pellerin, son prédécesseur rue de Valois, visant à mettre fin à l’interdiction automatique aux moins de 18 ans des films comportant des scènes de « sexe non simulées ou de très grande violence » et à leur classement en film pornographique, sous prétexte d’« esthétique ». Cette interdiction avait permis à l’association chrétienne Promouvoir de restreindre la diffusion de films faisant l’apologie de l’immoralité, tels La Vie d’Adèle, Love, Saw 3D ou Baise-moi, qui avaient été, de manière stupéfiante, autorisés pour des jeunes de 16, voire de 12 ans.
 

L’UNESCO élit une directrice générale en phase avec le marxisme culturel

 
Le nouveau ministre avait approuvé le rapport commandé au président de la commission de classification du CNC, Jean-François Mary, par Fleur Pellerin, et depuis février de cette année, le code du cinéma remanié ne comporte plus de classification automatique à 18 ans et plus. Le rapport visait à « améliorer et sécuriser la procédure de délivrance des visas », avec « le souci de bien concilier la protection de la jeunesse » et « un cinéma libre, audacieux, en prise avec son temps ». C’est-à-dire, montrant tout. Le décret prévoit bien de réserver un visa d’exploitation pour 18 ans et plus, voire un classement X aux films comportant « des scènes de sexe ou de grande violence qui sont de nature, en particulier par leur accumulation, à troubler gravement la sensibilité des mineurs, à présenter la violence sous un jour favorable ou à la banaliser », mais le fait même qu’on se soit précipité pour modifier la loi parce que des films comme La vie d’Adèle ou Love ont été attaqués laisse comprendre l’hypocrisie de cette formulation.
 
Audrey Azoulay elle-même, alors qu’elle était ministre de la culture, avait pleinement assumé ce combat en s’engageant à trouver des moyens de « simplifier » les moyens de recours et pour réduire les délais de procédure devant la justice administrative, au profit des producteurs de films dont les œuvres pouvaient voir leur diffusion entravée par des actions… Ces actions qui ont pour objet la protection des mineurs.
 
L’UNESCO a désormais à sa tête une femme qui favorise la licence audiovisuelle sous couleur de culture, et ce pour le monde entier.
 
Mais outre cela, Audrey Azoulay a Simone Veil pour modèle et l’égalité entre les sexes pour horizon, ou plus exactement celle des genres et la lutte contre les « stéréotypes » dans la culture – avec la valorisation du « matrimoine », si, si !
 

Jeanne Smits