Autriche : la défaite de Norbert Hofer laisse la place à un écologiste

Autriche défaite Norbert Hofer écologiste

Van der Bellen


 
Alexander Van der Bellen a remporté avec une confortable majorité l’élection présidentielle en Autriche, après une première édition annulée par la Cour suprême pour cause de contestation de la part de son adversaire de droite Norbert Hofer et de résultats extrêmement serrés. Van der Bellen, l’homme du parti Vert et « écologiste » convaincu, a désormais les coudées franches pour mettre en œuvre son programme anti-nationaliste.
 
Le vainqueur de l’élection présidentielle est un européiste convaincu et aussi un partisan de l’entrée massive des immigrés en Autriche. Son élection aura certainement pour effet une accélération de l’accueil des migrants, « justifiée » cette fois par une approbation populaire qui semblait loin d’être acquise. En 2015, 90.000 migrants sont entrés dans le pays, ce qui représente environ 1 % de la population autrichienne.
 
Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ? La presse parle du sentiment largement pro-européen des Autrichiens qui auraient pris peur devant la menace d’une tentative de « Brexit » à l’autrichienne.
 

La défaite de Norbert Hofer, suite d’une campagne de diabolisation

 
Vendredi dernier, Nigel Farage avait ainsi déclaré sur la chaîne américaine FoxNews que Norbert Hofer entendait organiser un référendum sur l’appartenance européenne. Selon Anton Mahdalik, membre du Parti de la liberté de Hofer au conseil municipal de Vienne, cette déclaration du leader de l’UKIP a contribué à la défaite de Hofer : « Cela ne nous a pas aidés, cela nous a entravés », a-t-il déclaré, assurant qu’une « majorité écrasante des Autrichiens » sont favorables à l’UE.
 
On se demande alors pourquoi ils auraient eu peur d’un référendum…
 
Norbert Hofer lui-même, alors qu’il votait dans sa ville de Pinkafeld, a écarté toute idée d’un référendum, ajoutant : « Je demanderais à M. Farage de ne pas se mêler des affaires internes autrichiennes. » « Ce n’est pas quelque chose que je souhaite. Nous devons construire une Union plus forte », a-t-il précisé, affirmant qu’il se contenterait de rejeter la candidature de la Turquie et toute centralisation supplémentaire de l’UE. »
 

L’écologiste Alexander Van der Bellen a bénéficié d’un tir de barrage face à Hofer

 
Norbert Hofer a fait des déclarations favorables à Poutine et a bâti sa campagne sur la promesse de construire des liens d’amitié entre les Etats-Unis et la Russie ; le Parti de la liberté faisait partie des formations européennes similaires qui ont envoyé des observateurs lors du référendum en Crimée pour justifier l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014.
 
Contre Hofer, tous les coups étaient permis : l’accusation de néonazisme était au premier plan et au-delà de la question européenne, on peut supposer que la diffusion virale d’une vidéo tournée avec une rescapée des camps nazis suppliant les Autrichiens de ne pas élire un nouvel Hitler a joué en faveur de Van der Belle.
 
Celui-ci, avec son écologauchisme et son esprit d’ouverture au « remplacement de populations » à travers sa prédication pro-immigrés convient parfaitement aux leaders de l’Union européenne qui ne voulaient en aucun cas de Norbert Hofer. Il est également l’homme idéal pour la mise en œuvre des accords de la COP 21. Ce sera donc la dictature verte…
 
On peut dire que l’affaire a été rondement menée.
 

Anne Dolhein