François Delattre, ambassadeur de France à l’ONU annonce l’avènement du nouveau monde multipolaire

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François Delattre


 
La Russie le désire – comme l’attestent les articles du think tank Katehon qui fait une large place au gnostique Alexandre Douguine –, la Chine l’attend avec l’idée d’en prendre la direction : le nouveau monde « multipolaire » où les grandes régions se constitueraient en blocs d’influence et de pouvoir serait à nos portes. C’est en tout cas l’avis du représentant permanent de la France à l’ONU, François Delattre. L’ambassadeur de France près les Nations unies à New York a déclaré mardi que la décision de Donald Trump de sortir les Etats-Unis de l’Accord de Paris pourrait être perçue comme « l’acte de naissance d’un monde multipolaire » où l’Amérique ne sera plus « le garant le plus fiable de l’ordre mondial ».
 
Selon le diplomate, le retrait des Etats-Unis constitue une décision qui va bien au-delà de la « politique sur le changement climatique ». Donald Trump, assure Delattre, vient de placer son pays « du mauvais côté de l’Histoire », et sa décision constitue selon lui « un facteur d’érosion du leadership moral et politique des Etats-Unis ».
 

L’ambassadeur de France à l’ONU parle du retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris

 
En somme, les Etats-Unis seraient en train de s’isoler politiquement faute de se soumettre aux besoins de la planète et d’agir comme locomotive dans ce domaine. On sait que la Chine, notamment, est avide de prendre ce rôle : elle qui est une des pires élèves par rapport à la pollution réelle, elle qui en matière de diminution de CO2 (qui n’est pas une pollution, rappelons-le !) va continuer d’augmenter ses émissions est aujourd’hui présentée comme la championne de la lutte contre le changement climatique. La lecture régulière de ses journaux contrôlés par le parti communiste chinois démontre qu’elle entend bien profiter du vide laissé par les Etats-Unis pour s’imposer comme référence sociale, économique, politique et climatique, dans une entière adhésion aux Objectifs du développement de l’ONU.
 
Le retrait américain serait une mauvaise nouvelle si en effet, il y avait un grave réchauffement climatique, d’origine anthropique et réversible par la diminution des émissions de CO2, ce que la science ne confirme pas – elle dit même le contraire, comme le rapportent de nombreux articles sur reinformation.tv. Mais politiquement, cela risque bien de devenir une aubaine pour le mondialisme qui continue de sonner l’alarme à propos du « réchauffement » et qui peut utiliser le retrait de Trump pour redistribuer les cartes.
 

François Delattre annonce l’avènement d’un nouveau monde multipolaire

 
L’ambassadeur François Delattre a signalé pour sa part qu’il n’est pas partisan d’un monde multipolaire à l’ancienne. Lors de sa rencontre avec la presse, mardi, il a souhaité que les Etats-Unis ne se retranchent pas dans l’isolement : « Un retrait durable de l’Amérique des affaires du monde pourrait faire remonter les vieilles sphères d’influence, avec des conséquences regrettables qui nous sont déjà familières », a-t-il déclaré.
 
Mais alors, quoi et qui ? Qui peut être « le garant le plus fiable de l’ordre mondial », comme il dit, reprenant le flambeau à Barack Obama, bon petit soldat du mondialisme tout au long de ses présidences ?
 
François Delattre a sans doute une idée. La Columbia University Club Foundation, les Penn Club et Columbia University Club de New York et la United Nations Association of New York lui donneront même la possibilité de l’exprimer le 14 juin prochain, date à laquelle ils l’invitent à participer à leur cycle de conférences « Ambassadeurs ». François Delattre donnera son allocution sous un titre sans ambiguïté : « Le rôle des Nations unies dans le Nouveau Monde multipolaire. »
 

De l’ONU à la Chine, les nouveaux acteurs du monde multipolaire et globalisé

 
Ou comme le dit le résumé de la conférence sur la page d’inscription : « Dans le contexte d’une accumulation sans précédent de crises à travers le globe, le représentant permanent de la France aux Nations unies, l’ambassadeur François Delattre, présentera sa vision de la manière dont les Nations unies peuvent effectivement répondre aux défis que rencontre le monde aujourd’hui, y compris les conflits, le terrorisme, la prolifération (sic), le changement climatique et d’autres problèmes globaux. Il présentera également sa manière de voir les dynamiques au sein de l’ONU et plus généralement, sur l’état global du rôle joué par les grands acteurs internationaux. »
 
Prolifération de quoi ? Une recherche approfondie ne permet pas de trouver de précisions à ce sujet. On peut supposer qu’il s’agit de la prolifération des armes. A moins que ce ne soit celle des hommes ?
 
En tout état de cause, on voit bien le mécanisme au service de la dynamique vers un rôle accru des Nations unies : c’est la multiplication des crises. Nous vivons dans un climat anxiogène qui facilite la mise en place de solutions radicales : voilà pour le constat. Auquel peut s’ajouter le soupçon : il est certainement dans l’intérêt du globalisme de laisser tranquillement ces points noirs se développer.
 

Anne Dolhein

 
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