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L’aveu de Macron aux Anglais : en cas de referendum sur l’Union européenne, les Français voteraient probablement non


Emporté par son désir de charmer les médias anglais, Macron a confié à la BBC qu’en cas de referendum sur l’Union européenne, les Français voteraient probablement non sur le modèle du Brexit. Voilà l’aveu que l’élite mondialiste gouverne sans les peuples et contre leur opinion.
 
C’est un concert de louanges qui a suivi la diffusion par la BBC de l’interview d’Emmanuel Macron par l’intervieweur chevronné Andrew Marr. Les médias anglais ont relevé son « anglais parfait », et la « bouffée d’air frais » que constitue à leurs yeux sa « manière directe de répondre aux questions » qui trancherait sur la façon « d’éluder les questions » de politiciens anglais « inintelligibles ». Bref, quelles que soient leurs opinions politiques, les journalistes anglais, même les plus europhobes, ont été séduits par « un président charismatique ».
 

Macron : les Français voteraient non à un referendum analogue

 
Emporté par la sympathie qu’il sentait dans l’écoute d’Andrew Marr, Emmanuel Macron s’est carrément lâché. Alors que celui-ci l’engageait à commenter le Brexit, il a d’abord répondu : « Je ne suis pas placé pour juger ou commenter la décision de votre peuple. Mais mon interprétation est que beaucoup de perdants de la mondialisation ont soudainement décidé qu’ils n’en voulaient plus ». Marr poussa alors la question : « Si le même referendum avait eu lieu en France, cela aurait-il pu donner le même résultat » ? Après un instant d’hésitation, Macron jetait alors : « Oui, probablement, probablement. Oui. Dans un contexte analogue. Mais nous avons un contexte très différent en France. Je ne prendrais pas le moindre pari sur la question. Mais ce que je sais, c’est que je me serais battu très dur pour gagner », sous-entendu, contre le non.
 

Macron fait une critique socialiste de l’Union européenne

 
Conscient de la portée de ses paroles, Emmanuel Macron a précisé sa pensée : « Ma compréhension du phénomène est que les classes moyennes et les travailleurs, et les plus vieux, ont décidé que les dernières décennies n’ont pas été en leur faveur, et que l’adaptation des modes de vie à laquelle procède l’Union européenne n’est pas en leur faveur ». Et d’ajouter : « Je crois que l’organisation de l’Union européenne est allée trop loin dans la liberté sans cohésion, le libre-échange sans règles ». On notera ici que le prétendu « président des riches » développe un discours ordinairement socialiste, réclamant plus de « règles », et tout aussi ordinairement économiste.
 

Un aveu cynique qui a choqué les internautes anglais

 
Le point le plus important de l’interview d’Emmanuel Macron est toutefois son aveu explicite qu’il croit le peuple français souverainiste et n’en décide pas moins, avec un cynisme tranquille, d’agir contre sa volonté théoriquement souveraine. La preuve en est donnée par la critique qu’il a faite de l’ancien premier ministre anglais David Cameron, qui a décidé de soumettre la question du maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne à referendum, provoquant ainsi, par son pronostic erroné, le tremblement de terre du Brexit : alors que son objectif était de donner une assise populaire à l’Union européenne. Macron a en effet déclaré : « Vous prenez toujours un risque quand vous avez un tel référendum, juste « oui » ou « non » dans un contexte si compliqué ». Cela a déclenché une vague de tweets chez les auditeurs de la BBC, pour qui le refus de Macron d’organiser un referendum sur une telle question revient à faire l’aveu qu’il « n’écoute pas son propre peuple ». Il n’est pas le seul dans ce cas, mais il est le seul à en faire l’aveu si « naïvement ». Est-ce une « bouffée d’air frais », ou le signe que les élites mondialistes peuvent aujourd’hui tout se permettre ?
 

Pauline Mille