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A Béziers, Robert Ménard rassemble les droites

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Robert Ménard, le maire de Béziers, a fait adopter dimanche, au terme de son « Rendez-vous de Béziers », 51 marqueurs de droite en espérant que les candidats de droite à la présidentielle auraient l’idée, essentielle dans la période délicate qui est la nôtre, de s’y intéresser. Une perspective qui ressemble un peu à un pari. Mais, quoi qu’il en soit, son premier succès aura été de rassembler les différents courants de droite.
 
Certes, on ne rassemble pas des gens qui, pour certains, s’ignorent depuis trop d’années sans qu’il y ait, à l’occasion, de l’orage dans l’air. Le départ, en cours de route, de Marion Maréchal-Le Pen, déçue que ces journées de Béziers n’accordent pas plus d’importance au Front national, en est sans doute la manifestation la plus visible. Mais il serait sans doute dommageable à l’esprit qui animait cette rencontre de n’en retenir que les aspects négatifs.
 

Le maire de Béziers rassemble les droites

 
L’esprit de cette réunion a été donné, d’entrée, par Denis Tillinac, dans la grande salle du palais des Congrès. L’écrivain y évoquait, bien sûr, l’âme française, avec un talent qui ne devait pas sceller pour autant, parmi les auditeurs, quelques aspérités de son propos.
 
Il en aura été de même, le samedi, pour un certain nombre des forums qui réunissaient, autour de personnalités compétentes, des Français désireux de voir bouger les choses, sur des sujets où, trop souvent, ils ont l’impression de n’être pas entendus.
 
Entendus, ils l’auront été, puisque, le dimanche matin, « cinquante mesures patriotes pour ne pas se tromper de droite », résultant de ces travaux, étaient dévoilées et adoptées, sur des thèmes évocateurs : de l’air, de l’effort, de l’ordre, de l’indépendance, du mérite, du sens, de la justice, de l’avenir, de la République, du pluralisme. Cinquante mesures destinées, dans l’esprit des participants comme des organisateurs, à devenir le « programme minimum de salut public pour le quinquennat à venir ».
 

Robert Ménard devant un pari réussi, mais à prolonger

 
Optimisme ou réalisme ? Les participants paraissaient assez partagés quant au devenir d’une telle initiative. Mais Robert Ménard n’était pas peu satisfait d’avoir mis « à la même table des gens qui ne pensent pas la même chose, qui pour un certain nombre ne s’étaient jamais parlé ».
 
Quand on connaît le milieu de la politique, cela mérite effectivement un coup de chapeau !
 
Reste, comme le déclare le maire de Béziers, à retrouver la « vraie » droite, c’est-à-dire « une droite qui n’a pas honte d’elle-même, qui revendique ses valeurs, qui ne rase pas les murs ».
 
Au-delà de la simple question électorale, on peut dire que, là aussi, il y a du boulot, plus fondamental encore…
 

François le Luc