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Bill Gates membre d’une Académie chinoise ; Tim Cook d’Apple vante la censure exercée par la Chine sur Internet

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Les géants des nouvelles technologies comme Bill Gates, patron de Microsoft, et Tim Cook qui a pris la succession de Steve Jobs à la tête d’Apple ne cachent pas leur complicité avec la Chine et son régime communiste. Le premier vient d’être nommé membre de l’Académie d’ingénierie chinoise (Chinese Academy of Engineering, CAE) ; Tim Cook, lui, a vanté l’Internet de Chine sans évoquer le système de censure qu’elle y applique lors de la conférence mondiale de l’Internet qui s’est tenue le week-end dernier à Wuzhen voué notamment à la « cyber-souveraineté ».
 
Faut-il s’étonner de cette collusion de multimilliardaires, de patrons de multinationales géantes avec un régime communiste qui n’a pas fini de tyranniser sa population ? Pas vraiment. Même au temps de la « guerre froide » les pays communistes avaient leur place au soleil et ils trouvaient leurs sources de survie et de développement à travers des organismes mondialistes cherchant à faire la synthèse entre le grand capital et le socialisme international.
 
Bill Gates fait partie des dix « experts étrangers » américains qui viennent donc d’être élus à la CAE. Cette académie honore comme membres les professionnels de la technologie ayant rendu d’éminents services au Parti communiste chinois et à l’Etat communiste.
 

Bill Gates sera introduit en juin 2018 à l’Académie de l’ingéniérie chinoise qui honore ceux qui ont bien mérité du parti communiste

 
La nouvelle de cette élection « récente », qui s’inscrit dans une fournée de 67 nouvelles nominations domestiques et 18 étrangères, n’a été révélée à la presse que le 27 novembre dernier.
 
Parmi les Américains récompensés, on compte également Leo Rafael Reif, président du MIT (Massachusetts Institute of Technology), membre du CFR, le Council on Foreign Relations qui a tant œuvré pour normaliser les relations des Etats-Unis avec la Chine et favoriser les politiques qui ont permis à cette dernière de devenir une superpuissance sur le économique et militaire.
 
Plusieurs autres universités américaines se félicitent sur leur site Internet de voir un membre de leur corps professoral rejoindre la prestigieuse académie chinoise, souvent après avoir obtenu des doctorats honoris causa dans des universités chinoises, et avoir collaboré sur le plan académique avec la Chine. Dans le même temps, rappelle The New American, de plus en plus de milliardaires « philanthropes » chinois soutiennent financièrement des universités et des think tanks américains. Selon le dissident chinois, le Dr Wang Dan, qui a passé près de sept ans en prison en Chine pour son implication dans les soulèvements de la place Tiananmen, cette ingérence financière se traduit notamment par l’imposition de la « police de la pensée » communiste qui sévit dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur américains. On pense au marxisme culturel… Et à cet exemple très parlant : le MIT a publié en avril dernier un livre pour enfants « violemment subversif », Le communisme expliqué aux enfants de Bini Adamczak, où les tout-petits peuvent apprendre comment « il était une fois où les gens rêvaient d’être libérés de la misère du capitalisme » grâce à « d’aimables petits révolutionnaires en plein éveil politique ».
 

Tim Cook : Apple « partage » la vision d’Internet de la Chine

 
Il va sans dire que le CAE s’inscrit pleinement dans la politique chinoise contemporaine en vantant sur son site la « pensée de Xi Jinping » qui a valeur constitutionnelle depuis le dernier congrès du parti communiste chinois il y a un mois.
 
Du côté d’Apple, c’est la censure chinoise sur Internet qui a fait l’objet d’une approbation sans réserve de la part de Tim Cook lors de sa récente visite en Chine. Les autorités communistes y ont défendu l’idée selon laquelle les gouvernements du monde entier doivent avoir le droit de contrôler ce qui est accessible sur Internet dans leur pays. « En pratique, en Chine, cela se traduit par le plus important système de censure et de surveillance digitale au monde, où le toute critique du parti communiste est sévèrement limitée et peut même vous conduire en prison », a commenté le Washington Post.
 
C’est une politique à laquelle Tim Cook n’a pas fait la moindre allusion lors de son discours à la Conférence mondiale sur Internet : il s’est contenté de dire que la vision chinoise est « partagée chez Apple ». Il est vrai qu’il parlait du développement de économie digitale au bénéfice de tous, mais en affirmant sa « fierté d’avoir travaillé avec de nombreux partenaires en Chine pour aider à construire une communauté qui partagera un avenir commun dans le cyberespace », il a clairement laissé entendre qu’il n’y a pas d’inconvénient à soutenir un système tyrannique.
 
Ce fut évidemment pain bénit pour les Chinois et notamment pour les médias contrôlés par l’Etat qui ont fait leurs gros titres sur le « consensus croissant révélé lors de la Conférence sur Internet ». Et ce au grand dam des militants de droits de l’homme, telle Maya Wang de Human Rights Watch à Hong Kong, qui a dénoncé la présence et les propos de Cook qui donnent de la « crédibilité à un Etat qui censure Internet de manière agressive et emprisonne des gens qui critiquent des dysfonctionnements sociaux tout en construisant des systèmes d’intelligence artificielle qui surveillent tout le monde et visent toute dissidence ». Partager cela en un « avenir commun » ne saurait être du goût de tout le monde.
 

Anne Dolhein