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Le billet
Drame médiatique : le réchauffement climatique rend l’ours blanc plus fort et plus dangereux

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Le réchauffement climatique menace-t-il l’ours blanc de disparition ou au contraire le rend-il plus fort et plus dangereux ? Au delà du drame médiatique ainsi résumé se dessine une question scientifique ardue (comment évaluer les populations) et une controverse politique transparente (l’homme ruine-t-il son environnement).
 
Le drame de toute vedette médiatique est de se retrouver la proie des paparazzi qui vendent de l’émotion au grand public. En août 2015, une photographe sans trop de scrupule, Kerstin Langenberger, a publié la photo d’un ours blanc famélique pour suggérer que le réchauffement climatique, en réduisant la banquise, le rendait incapable de se nourrir. En réalité, la photo, quoique authentique, était un fake : ce qui condamnait l’ours blanc à la mort n’était nullement le réchauffement climatique mais une blessure à la patte avant gauche. En outre la maigreur d’un ours blanc, surtout femelle, n’est pas signe de mauvaise santé, c’est une donnée qui varie avec la saison après l’hibernation.
 

Les ours blancs cinq ou six fois plus nombreux que voilà 40 ans

 
De même la photo d’un animal souffrant est-elle un drame mais ne renseigne nullement sur l’état de son espèce, l’évolution des populations, une éventuelle menace d’extinction. Il est, de l’aveu de tous les scientifiques qui s’intéressent à l’ours blanc, très difficile d’en évaluer la population, étant donné sa dispersion autour du cercle polaire, en Russie, Norvège, Groenland, Alaska et Canada. En l’absence de recensement coordonné, la communauté des chercheurs s’accorde sur une fourchette allant de 20 à 30.000 individus, dont les deux tiers vivent peut-être au Canada. On estime de la même façon qu’ils étaient entre huit et dix mille dans les années cinquante, et qu’à cause de la sur exploitation la population serait tombée à 5.000 en 1973, ce qui a entraîné l’arrêt de la chasse non réglementée, l’institution de quotas de prises, et une remontée consécutive des populations. Dans cette évolution, le réchauffement climatique n’a eu nulle incidence.
 

Les délires démentis des prophètes du réchauffement climatique

 
Les tenants du réchauffement climatique prévoient que la fonte des glaces arctiques menace à l’horizon de quelques décennies une espèce qu’ils décrivent comme fortement spécialisée, donc dépendante d’un biotope particulier. Ils se fondent sur des modèles mathématiques que l’événement n’a pas vérifiés. Ainsi Al Gore prédisait-il la disparition de l’ours blanc pour 2005. Quant aux biologistes de l’US Geological Survey (USGS), ils affirmaient en 2007 que lorsque la surface de la banquise aurait atteint son niveau actuel, les deux tiers des ours blancs auraient disparu. Il n’en est rien. Les études norvégiennes ne montrent nulle régression d’ensemble, les canadiennes non plus. Et selon Judith Crockford, professeur de zoologie à l’université de Victoria en Colombie britannique, des populations en bonne santé sont relevées dans les zones décrétées les plus difficiles par l’USGS, la baie d’Hudson occidentale, les mers de Chukchi et de Beaufort, la mer de Barents.
 

Vedette d’un drame médiatique, l’ours blanc prospère

 
En réalité, il semblerait que l’ours blanc ne dépende pas exclusivement de la mer et de la banquise, mais qu’il s’adapte fort bien à la terre ferme. Une étude menée en Alaska sur l’ursus maritimus du Yukon montre que la population est en meilleure santé qu’il y a treize ans : l’ours blanc devient plus fort et potentiellement plus dangereux. Conséquence du retrait de la banquise, les populations s’aventurent sur le continent et y prospèrent. Pour Todd Atwood, biologiste au centre scientifique de l’Alaska, « Il y a beaucoup de bonne nourriture ici, si vous êtes un ours blanc ».
 
Près de la ville de Barrow par exemple, on ne voyait pas un ours blanc voilà vingt ans, c’en est infesté aujourd’hui. On en a compté 82 en 2017. Ils viennent manger les carcasses de baleines que les chasseurs y déposent.
 

Plus fort, il devient plus dangereux pour l’homme

 
A ce régime l’ours blanc devient fort, gros et paresseux, il fait juste ses quatre cents mètres pour aller grignoter sa carcasse et se prélasse le reste de la journée. Paradoxe, il est en meilleur santé : en 2004 quand l’étude a commencé, le poil d’ours blanc contenait 5,4 microgramme de mercure par gramme : il n’en contient plus que 2. Selon Melissa McKinney, professeur à l’université du Connecticut, c’est « dû un changement de régime alimentaire » chez l’ours blanc observé : au lieu de se nourrir de poissons et de phoques en bout de chaîne alimentaire, la baleine mange du zooplancton et constitue donc pour l’ours un aliment très sain. Le drame est que l’animal, plus fort, devient plus agressif et dangereux, il attaque les chasseurs de baleines, qui doivent porter un fusil en permanence. La vie n’est décidément facile pour personne.