A Calais, Pegida manifeste malgré l’interdiction préfectorale

Calais Pegida manifeste interdiction préfectorale

En Allemagne, les manifestations de Pediga ont attiré plusieurs dizaine de milliers de personnes dans la ville de Dresde.


 
Quelques altercations ont éclaté, ce samedi 6 février, entre les forces de l’ordre et les quelques 150 personnes réunies à l’initiative du mouvement anti-islam Pegida, qui appelait à manifester contre les migrants à Calais, alors même que la manifestation avait été interdite.
 
La branche française du mouvement Pegida manifestait, ce samedi, pour répondre à l’appel à manifester contre « l’islamisation de l’Europe », relayé dans quatorze pays de l’Union européenne. Pour éviter que la situation ne dégénère après une première série de troubles le 23 janvier dernier, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, avait demandé mercredi au préfet du Pas-de-Calais de « procéder à l’interdiction de toutes les manifestations, quels que soient leurs organisateurs, qui sont susceptibles d’occasionner des troubles à l’ordre public ». Une interdiction qui frappait directement les « groupes qui appellent à la tension, à la division et à la violence ».
 

Pegida manifeste à Calais

 
On ne sait si, en s’exprimant ainsi, le gouvernement entendait également s’auto-censurer, alors que, selon un nombre de plus en plus important d’élus en France, il ne cesse de diviser jusqu’à sa propre famille politique…
 
A Calais cependant, quelque 150 personnes s’étaient réunies devant la gare, dans le centre-ville de la cité portuaire. Aux cris de « On est chez nous ! » et « Journalistes collabos ! », ils ont agité des drapeaux français sous le nez des forces de l’ordre avant que celles-ci ne cherchent à les disperser à coups de gaz lacrymogènes. En début d’après-midi, une dizaine d’interpellations de manifestants avait été effectuée.
 
Loïc Perdriel, le président de Pegida France, a profité de la circonstance pour interpeller le gouvernement : « Il faut bien qu’il se mette ça dans la tête. (…) Le mouvement est contre l’islamisation de la France, mais nous, on vient surtout pour dénoncer à Calais l’invasion qu’on subit tous les jours, les agressions, le caillassage, le vol et j’en passe. Ça empire chaque jour. Et ce n’est pas près de s’arrêter. (…) Vu la colère du peuple, le ras-le-bol général des gens, tôt ou tard ça finira très mal et je pense que tout le monde en est conscient. »
 

Le général Piquemal : malgré l’interdiction préfectorale…

 
Parmi les manifestants, on comptait le général de corps d’Armée Christian Piquemal, ancien de la Légion étrangère, et président du cercle Citoyens-Patriotes. Evoquant l’interdiction de cette manifestation, il déclarait sur le blog de son mouvement : « Malgré cette mesure arbitraire et abusive, et en raison notamment du nombre important de participants prévus [avant l’interdiction] ainsi que des moyens matériels qu’ils ont engagés, nous maintenons notre participation, apolitique, qui se fera dans l’ordre, le calme et la discipline des “vieilles troupes“ : j’y serai présent physiquement. »
 
Selon des journalistes présents, le général Piquemal ferait partie des manifestants arrêtés…
 
Dans son message invitant à participer, malgré tout, à la manifestation, le général concluait :
 
« Serrons les rangs, restons DEBOUT, afin que VIVE la France !
 
« En nous, l’espoir doit subsister ! Du plus profond de notre Patrie jaillira toujours une flamme que rien, ni personne, ne pourra jamais éteindre ! »
 

François le Luc