La plupart des catholiques britanniques sont favorables à l’avortement légalisé

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Jacob Rees-Mogg a déclaré la semaine dernière qu’en tant que catholique, il s’opposait à l’avortement, même après le viol ou l’inceste.


 

Signe d’une incroyable ignorance religieuse et morale, et donc une catéchèse défaillante, ce glissement d’opinion parmi une population traditionnellement conservatrice a été révélé par l’enquête British Social Attitudes publiée à la suite du lynchage médiatique de Jacob Rees-Mogg mais réalisée en 2016.
 
Rees-Mogg, catholique convaincu, a dit son opposition à l’avortement, même en cas de viol ou d’inceste.
 
Aux termes du sondage, 61 % des catholiques revendiqués sont d’accord pour dire que « la loi devrait permettre l’avortement si la femme décide… qu’elle ne désire pas avoir un enfant ». C’est à peine moins que les 70 % de « sans religion » qui sont du même avis.
 
L’approbation de l’avortement légal était restée un niveau relativement stable parmi les catholiques entre 1985 (33 %) et 2012 (39 %) et a donc connu une progression assez soudaine, concomitante avec le pontificat de François (« Qui suis-je pour juger ? »).
 
Pour la première fois également, une petite majorité d’anglicans a été d’accord pour dire que les relations de couple d’homosexuels ne sont « en rien mauvaises ». Les catholiques sont déjà 62 % à le penser après avoir passé la barre des 50 % dès 2013.
 
Si l’on en croit ces chiffres, c’est donc un grand nombre de chrétiens qui sont gagnés par l’esprit du temps et du monde, acceptant le principe d’une sorte de droit absolu pour chacun de déterminer sa propre moralité en dehors de toute règle générale. Mais quelle confiance peut-on accorder à ces résultats, impossibles à vérifier ?