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La Chine développe la technologie des essaims de drones militaires

Chine développe technologie essaims drones militaires
 
Une attaque massive de drones sur les forces russes en Syrie le 5 janvier dernier par l’Etat islamique a démontré le danger que représentent ces nouveaux engins volants sans pilote qui peuvent se retrouver entre les mains d’organisations non-étatiques.
 
Arme puissante, maniable, versatile et efficace, l’essaim de drones intéresse également les Etats et notamment la Chine qui multiplie les activités dans ce domaine. En décembre 2017, l’université nationale de la technologie de la défense chinoise, l’université militaire, a mené des essais sur un essaim de 24 drones chargés d’une mission de reconnaissance, agissant ensemble comme une seule entité et réalisant une partie du vol de manière autonome.
 
Le président de l’institut des sciences de l’intelligence artificielle de l’université, Shen Lin Cheng, a indiqué que la Chine a dans ce domaine des objectifs à court, moyen et long terme, la nouvelle technologie formant une part intégrante des efforts de modernisation de l’armée chinoise à l’horizon 2020, 2035 et 2050.
 
D’autres essais ont impliqué près de 120 drones, apparemment pour mieux comprendre comment ces formations peuvent agir en tant qu’entité unique. En cas d’attaque, l’efficacité de ces formations sera fortement améliorée par l’effet de « saturation » et du fait qu’il peut s’agir de missions « suicides » de machines programmées pour gérer la destruction de certaines d’entre elles.
 
Comparativement peu chers, les drones peuvent notamment servir à attaquer massivement des engins militaires beaucoup plus onéreux derrière les lignes ennemies, ou à récolter discrètement des données pour rendre les attaques conventionnelles plus efficaces.