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La Chine s’ouvre – mais ne lâchera rien de sa « souveraineté économique »

Chine ouvre souveraineté économique
 
Si l’ONU, le FMI, le Forum économique mondial et d’autres rivalisent de compliments à l’égard de la Chine de Xi Jinping et de son rôle croissant en tant que superpuissance économique et leader de la globalisation, la Chine elle-même marque clairement les lignes à ne pas dépasser sur le plan du libre échange.
 
Dans un éditorial publiée par le quotidien anglophone sous contrôle du parti communiste, Global Times, Hu Weijia affirme que le différend commercial actuel avec les Etats-Unis n’entraînera « absolument aucune concession dans les affaires relatives à la souveraineté économique, alors que des informations trompeuses pourraient désorienter des investisseurs globaux à cet égard ».
 
L’éditorial pointait notamment un article du Financial Times qui, la veille, annonçait un assouplissement des règles de propriété qui limitent actuellement les investissements étrangers dans les entreprises de construction automobile chinoises.
 
Si la Chine doit s’ouvrir davantage aux investissements étrangers, comme elle le fait déjà dans certains domaines, poursuit le journaliste, cela n’a rien à voir avec la guerre économique en cours et elle n’a aucune intention « d’entreprendre des réformes drastiques en matière d’échanges internationaux et d’investissements, qui troubleraient le processus du développement économique ».
 
Autrement dit, la Chine communiste entend garder clairement la main sur sa propre économie et ne l’ouvrir que pour autant que cette ouverture lui profitera.
 
Ce qui n’empêche pas les mondialistes de la saluer comme championne de la lutte contre le protectionnisme…