Un couple de Britanniques fait cloner son chien boxer pour 67.000 livres

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Premier des deux chiots boxers clonés.


 
Laura Jacques, 29 ans, et Richard Remde, 43 ans ont très mal vécu la mort de leur boxer, disparu prématurément à l’âge de 8 ans, des suites d’une tumeur au cerveau. N’ayant pas d’autre intérêt dans la vie – ce couple de Britanniques du Yorkshire explique qu’il n’aime ni sortir ni boire… – les voilà « dévastés » par la disparition de Dylan, à tel point que Laura se serait bien « jetée d’un pont ». Ils se mettent vite d’accord sur la solution à leur « deuil » : ils vont faire cloner leur chien. Et tant pis pour l’addition : la seule procédure de clonage leur a coûté 67.000 livres – plus de 91.000 euros.
 
La société sud-coréenne qui a accepté de « recréer » le compagnon à quatre pattes a accepté sans difficulté ; chez Sooam on a l’habitude. Mais ce qui constitue ici la nouveauté, c’est que le clonage a été fait à partir de cellules prélevées sur Dylan qui ont été livrées en Corée du Sud douze jours après sa mort, alors qu’aucun clonage tenté plus de cinq jours après la mort d’un animal n’avait réussi à cette date.
 

67.000 livres pour cloner un chien en Corée du Sud

 
Laura Jacques et Richard Remde avaient prélevé des cellules sur l’abdomen du boxer, mort il y a douze mois, à l’aide du kit de biopsie fourni par Sooam. Remde avait personnellement accompagné l’échantillon à Séoul, mais les tentatives de clonage échouèrent. Le deuxième échantillon fourni à Sooam est arrivé bien au-delà du délai jugé acceptable pour un clonage, mais la société a accepté de faire la tentative.
 
Ce sont finalement deux embryons de chiots qui ont été obtenus et implantés chez des « mères porteuses ». Après avoir suivi le développement des fœtus de chiens par échographie, Laura Jacques, promeneuse de chiens, et Richard Remde, directeur d’une société de construction, ont décrit leur « émotion » de voir naître le premier des chiots, qui ressemble en tous points à Dylan. Ils s’attendent à revivre tout cela à la naissance de son frère (jumeau ?) prévue pour ce mardi.
 
Bientôt, lorsqu’ils auront fini d’aménager convenablement un espace dans leur jardin, ils enterreront Dylan qui pour le moment est conservé dans le congélateur familial.
 
Et les deux chiots rejoindront les autres compagnons de Laura et Richard : quatre chiens et onze autres animaux.
 

Un couple de Britanniques fait cloner son boxer, Dylan

 
Chez Sooam, on est ravi : la réussite du clonage à partir de cellules prélevées sur un animal mort depuis « longtemps » à l’aune de cette technique permet d’envisager d’allonger les délais habituellement imposés.
 
En revanche, la RSPCA (association de protection des animaux du Royaume-Uni) a soulevé des problèmes « éthiques » : « Il y a de multiples indications selon lesquelles les animaux clonés souffrent fréquemment de problèmes physiques tels des tumeurs, des pneumonies et des schémas de croissance anormaux », a déclaré un porte-parole, soulignant que leur espérance de vie est probablement bien plus courte que celle des animaux normalement conçus.
 
Qu’on s’inquiète ainsi du bien-être animal en cherchant à protéger chiens et autres animaux de la folie des hommes, pourquoi pas ? Mais le plus grave semble être ici l’état d’esprit de ce couple qui a dépensé des dizaines de milliers de livres pour compenser un vide si profond qu’il croit pouvoir le combler avec des copies d’un de leurs animaux domestiques ?
 

Anne Dolhein