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Une école britannique introduit la « neutralité de genre » sous l’œil complaisant de la BBC

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Le Dr Javid Abdelmoneim entouré par des élèves de la petite école de Lanesend.


 
Un nouveau documentaire diffusé très prochainement par la BBC présentera de manière complaisante une école qui a fait l’expérience de la « neutralité de genre ». Gender neutral – ayant rejeté toute « sexospécificité » dirait-on en français – l’école primaire de Lanesend dans l’île de Wight s’est lancée dans cette opération d’ingénierie sociale pour vérifier si cette nouvelle approche pouvait faire disparaître les disparités actuelles entre filles et garçons sur le plan de la confiance en soi et des capacités. Les garçons et les filles c’est fini : nos gamins peuvent-ils se passer du genre, tel est le titre de l’émission en deux parties présentées par l’urgentiste Dr Javid Abdelmoneim, connu par ailleurs pour sa participation à des émissions de la chaîne islamique qatarie Al Jazeera.
 
Dans la petite école de Lanesend, ce sont 23 enfants d’environ sept ans, garçons et filles, qui ont été soumis à l’expérience, leurs maîtres ayant reçu ordre de traiter tous les élèves d’exactement la même manière. Cela passe par la mise au rebut des jouets « genrés » – ainsi les parents de fillettes étaient invités par le bon Dr Abdelmoneim de ranger les poupées et les déguisements roses, au désespoir de plusieurs d’entre elles. L’objectif a supposément été atteint lorsqu’une des petites élèves s’est mise à jouer avec des Legos Star Wars…
 

Un documentaire complaisant de la BBC sur la « neutralité de genre » imposée aux enfants

 
Dans la classe, des panneaux d’endoctrinement sont placés bien en évidence : « Les filles sont fortes » ; « Les garçons sont sensibles ». On s’est empressé de se débarrasser la bibliothèque des livres mettant en scène des super-héros agressifs (mâles) et des princesses passives. On a même essayé d’imposer des toilettes unisexes, mais les parents se sont rebellés malgré les injonctions d’Abdelmonein.
 
L’un des maîtres de la classe avoue avoir arrêté, grâce à ce programme, d’interpeller les petites filles avec les mots : « mon petit pois de senteur » alors qu’il traitait les garçons de « mon pote ». Mais on peut arguer que de telles pratiques auraient pu être éliminés grâce au simple bon sens sans passer par une opération de neutralité sexuelle…
 
Le programme de la BBC insiste sur la mentalité totalement dépassée qui régnait parmi les enfants au début de l’expérience. Une plongée dans les années 1950, paraît-il, où l’on constatait que les garçons étaient moins capables que les filles d’exprimer leurs sentiments et émotions alors que les filles bénéficiaient d’une moins forte confiance en elles, affirmant sans hésiter que les garçons dirigent mieux que les filles et peuvent réussir dans des métiers plus difficiles.
 
Sans doute ces difficultés-là pourraient-elles être résolues grâce à la mise en place de classes non mixtes où chacun se développe selon ses propres talents – on sait bien que ce sont des environnements où les garçons souffrent moins de leur maturation plus lente et où les filles peuvent s’affirmer plus tranquillement et mieux réussir, notamment dans les matières scientifiques.
 

Une école britannique de l’île de Wight impose le traitement totalement égalitaire des filles et des garçons

 
En définitive, l’expérience de Lanesend vise d’abord à nier les différences naturelles : elle est d’ailleurs fondée sur les affirmations d’identité absolue entre les cerveaux masculins et féminins, au mépris d’une expérience que l’on rejette de toute façon comme résultant du traitement culturel différencié.
 
Faut-il d’ailleurs s’étonner de ce que garçons et filles finissent par rejeter la réalité de ces différences alors qu’ils sont soumis à un matraquage psychologique incessant en ce sens ?
 
Un matraquage qui ne se limite pas à la sphère éducative. Aujourd’hui au Royaume-Uni, les enfants sont de plus en plus préoccupés par les questions de « genre », et ils sont de plus en plus nombreux à se dire du sexe opposé voire d’aucun sexe. Selon le système de santé socialisé britannique, le NHS, il y a aujourd’hui deux fois plus de filles que de garçons qui en appellent à ses services de « développement l’identité de genre », eux-mêmes de plus en plus sollicités. En 2016, 1.400 filles « assignées à la naissance » ont été traitées par eux, ainsi que 616 garçons.
 

Le Dr Javid Abdelmoneim, d’Al Jazeera à la BBC

 
Mais le Dr Javid rejette toute critique selon laquelle l’expérience de l’île de Wight puisse s’inscrire dans cette folie du genre. « Premièrement, cela n’a rien à voir avec l’identité de genre. Deuxième, vous ne pouvez d’aucune façon imaginer que quiconque puisse jamais vouloir conduire les enfants sur une voie qui pourrait leur être dommageable. Nous parlons de la BBC. Je suis médecin. Leurs parents et leurs enseignants étaient impliqués. Troisièmement, regardez l’émission et si vous voulez toujours penser cela, et bien, alors vous êtes dingue. »
 
C’est bien connu : face aux tyrannies idéologiques, les dissidents sont toujours des fous. Et subsidiairement, Big Brother a toujours raison.
 

Jeanne Smits