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EXPOSITION HISTOIRE / HOMMAGE Edith Piaf à la BNF ♥♥

Edith Piaf exposition BNF
 
La Bibliothèque Nationale de France, dans ses locaux du site François Mitterrand dans le XIIIème arrondissement de Paris, propose une belle et intéressante exposition d’hommage à la chanteuse Edith Piaf (1915-1963). Edith Piaf a su incarner une France populaire, un certain Paris, qui ont complètement disparus. Populaire ne signifie d’ailleurs nullement vulgaire, erreur trop fréquente aujourd’hui, et à la base – estimons-nous – de la désastreuse interprétation de Marion Cotillard dans La Môme (2007).
 

Quatre thèmes dans l’exposition de la BNF

 
L’exposition entend restituer le parcours de la chanteuse au travers de quatre thèmes majeurs : « femme du peuple », « une voix », « amoureuse », « une légende ». Ils permettent en effet de retrouver les multiples facettes de l’artiste, et au-delà les époques successives de la France, avec ses modes, ses images, ses valeurs, de la Première Guerre mondiale à la Vème République. On ne pourra que recommander, pour une fois, l’usage des audioguides, qui accompagnent le parcours avec cinquante chansons majeures d’Edith Piaf. Elle a su user de tous les registres, du familier, le plus connu, à d’autres beaucoup plus soutenus, montrant l’étendue de son talent et une indiscutable culture acquise.
 

Edith Piaf : ombres et lumières

 
Le moraliste n’approuvera cependant pas ses trop nombreuses amours, d’autant plus dommageables qu’ils furent publics. Un milieu fort peu édifiant, dès l’enfance, n’a certainement pas aidé à la vertu. Par contre, des restes persistants de foi catholique émeuvent, manifestés dans une chanson-prière « Dieu » par exemple, ou des déclarations explicites attestant de sa dévotion envers sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dont l’intercession à Lisieux lui aurait rendu la vue durant l’enfance. Pourtant, il serait excessif de faire de la chanteuse une personne pieuse et encore moins une pratiquante orthodoxe, du fait de moult superstitions et de pratiques spirites qui n’ont rien de recommandable.
 
Reste un hommage mérité à une grande chanteuse française. Aucune artiste n’a pu lui succéder depuis, signe de la vacuité de notre époque depuis les années 1960.
 
Le temps de visite sera très variable selon le degré d’intérêt pour Edith Piaf, allant de trente minutes pour le simple curieux, à plusieurs heures pour le passionné.
 

Hector Jovien

 
Piaf, BNF François Mitterrand, jusqu’au 23 août, tous les jours sauf lundi. Tarifs : 9 euros, gratuit pour moins de 18 ans