Fin d’un mythe : Fukushima OK, l’accident nucléaire a causé zéro mort

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Familles endeuillées s’inclinant devant l’autel en mémoire des victimes du tsunami de mars 2011


 
Zéro mort, en anglais zero killed, OK. C’est officiel, confirmé par l’OMS et l’UNSCEAR, l’agence de l’ONU chargée de l’étude des effets des radiations nucléaires, l’accident nucléaire de Fukushima n’a causé aucune mort. C’est, du point de vue scientifique, la fin d’un mythe que les médias persistent à entretenir pour des raisons politiques.
 
Dès 2013 l’UNSCEAR, le comité scientifique de l’ONU chargé de l’étude des effets des radiations atomiques sur l’être humain rendait un rapport circonstancié, mis à jour depuis et confirmé chaque année, y compris voilà trois jours : si la catastrophe de Fukushima a ravagé l’est du Japon en 2011, c’est au tremblement de terre et au tsunami qui l’a suivi qu’il faut attribuer les quelque vingt mille morts (21.000 pour Courrier international, 18.400 pour le Figaro) et les cent vingt mille déplacés que l’on a déplorés. L’accident nucléaire causé par la catastrophe naturelle n’a, lui, pas fait un seul mort.
 

La catastrophe de Fukushima n’est pas nucléaire

 
Il faut avoir les rapports sous les yeux pour le croire. Le téléspectateur distrait, comme le lecteur de la grande presse, n’ont eu depuis six ans que le spectacle d’une « catastrophe nucléaire de Fukushima », et cela continue aujourd’hui. Témoin ce chapeau d’article du Figaro, certainement le quotidien français le plus modéré en la matière : « Le Japon s’est recueilli samedi à la mémoire des victimes du séisme et du tsunami survenus il y a six ans et suivis de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Le dernier bilan connu fait état de 18.400 morts ou disparus ». La rédaction de ce petit morceau est très habile : ni erreur ni mensonge explicite, mais des éléments disposés de telle manière que l’esprit soit marqué par « la catastrophe nucléaire » (alors que tous les morts et ravages sont dus au tsunami), et demeure inquiet des conséquences éventuelles à venir (« dernier bilan connu »). Plus loin, deux membres de phrase, « Le Japon se recueille » et « Le pays s’est souvenu », suggèrent une solennité particulière, due à un événement de nature tout à fait extraordinaire. Le mythe a besoin de mystère.
 

Les médias entretiennent le mythe d’un accident mortifère

 
Dans un autre article du Figaro, un rédacteur moins subtil donne plus grossièrement dans l’erreur : « L’accident de la centrale (…) laisse encore derrière elle (sic) 123.000 déplacés chassés par les radiations ». Quiconque a en mémoire les images du tsunami sait fort bien que la plupart des déplacés l’ont été parce que leurs maisons et leurs champs ont été dévastés par la vague. Quant à ceux qui ont été maintenus éloignés par le risque d’irradiation, ils sont bien moins nombreux. La plupart des villages ont été rouverts à la population : celle-ci hésite à y revenir, on peut la comprendre, mais ce n’est pas lié directement au risque nucléaire actuel.
 
Courrier International fait pour sa part une revue de presse soigneusement orientée des journaux japonais pour monter en épingle les craintes de la population, qui se recueille selon lui à « la mémoire du terrible accident nucléaire ». Et de consacrer un article au « crime d’État de Fukushima ». Il déplore dans la foulée que « contre l’avis de son opinion publique, le gouvernement a pourtant décidé de renouer avec le nucléaire ».
 

La fin du nucléaire, grande cause de l’écologisme politique

 
L’intention politique est ici flagrante : il s’agit de condamner le nucléaire comme source d’énergie en exagérant les dangers qu’il comporte. C’est la stratégie de Greenpeace et de l’écologisme politique. On minimise l’incidence sur l’environnement et la santé humaine d’autres sources d’énergie, le charbon, le pétrole, on désigne comme souhaitables les sources dites « renouvelables » tels que le vent et l’eau, sans prendre garde aux effets catastrophiques des éoliennes et des barrages hydroélectriques, et l’on fait peur avec le nucléaire.
 
Le papier du Figaro intitulé Six ans après Fukushima, où en est-on, est à cet égard éclairant. On n’y trouve aucun mensonge. Juste, encore une fois, une atmosphère de terreur que les faits ne justifient pas. Qu’y apprend-on en effet ? Qu’au cœur de la centrale accidenté un robot a détecté un rayonnement de 650 sieverts par heure, ce qui tuerait un homme en trente secondes, que les travaux de démantèlement vont durer plus de trente ans et pourraient coûter deux fois plus cher que prévu, et que le produit de fusion du cœur du réacteur, le corium, a percé la cuve pour tomber au fond de l’enceinte de confinement.
 

Fukushima OK, zéro mort nucléaire

 
C’est tout. C’est peu. Et l’on pourrait aussi bien mettre en valeur le fait que ce corium est resté dans l’enceinte de confinement, que la raison des travaux et de leur coût est que les Japonais ne veulent pas se contenter d’une chape de béton comme à Tchernobyl, mais veulent récupérer le site, etc… L’accumulation mise en scène des difficultés rencontrées a pour but d’ancrer dans l’idée du lecteur que le nucléaire est trop dangereux pour être utilisé. J’oubliais un dernier détail, le « million de mètres cubes d’eau contaminée » qui reste à traiter. Voilà encore qui fait peur. Et pourtant, un rapide calcul permet de savoir qu’il s’agit d’un cube de cent mètres de côté. Pas la mer à boire.
 
Pour en revenir aux choses sérieuses, c’est-à-dire non pas l’entretien du mythe, mais les données scientifiques, médicales, fournis par les rapports de l’OMS et de l’UNSCEAR, qui sont concordants, et dont on peut consulter les conclusions sans peine sur Wikipédia, elles sont sans ambiguïté. Il y a eu deux morts pendant l’accident nucléaire, elles sont dues au tsunami, et six morts pendant les travaux de confinement, dues à diverses causes, dont des accidents cardio-vasculaires. Il n’y a « pas de preuve » que l’accident nucléaire ait causé une seule mort « à cause d’une exposition aux radiations ». En particulier, la prévalence des cancers, ni celle des malformations congénitales, n’a subi la moindre hausse mesurable. Et compte-tenu des temps de latence, ces informations sont données pour valides dans la suite du temps. Elles concernent les 25.000 travailleurs du site de Fukushima. Comment le dire plus clairement : malgré l’acharnement des grands médias à faire vivre un mythe sous perfusion, Fukushima est OK, l’accident nucléaire a fait là-bas zéro mort.
 

Pauline Mille