Hidalgo veut exclure du décompte des déficits publics les investissements de la transition écologique

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Anne Hidalgo a une nouvelle idée. Jeudi, en marge des 16e Assises de l’énergie des collectivités territoriales à Bordeaux, le maire PS de Paris a fait part de sa volonté de négocier pour que les investissements publics faits dans la transition écologique et énergétique puissent être exclus du calcul de la dette et des déficits publics des États. Pour que ce qui « prépare justement la planète à ce monde de demain » ne soit pas compté contre le pays qui le met sagement en œuvre… Autrement dit, le bon point aux politiques vertes.
 

Hidalgo veut réduire le déficit public français

 
Elle avance donc l’idée que la Commission européenne pourrait ainsi accorder une sorte de label aux investissements potentiellement éligibles à un tel décompte et souhaite que cela soit accessible même aux États dont le déficit dépasse les 3% du PIB.
 
Et pour cause, la France en fait partie… avec un déficit public prévu pour 2015 de 4,1%. La Commission européenne vient d’ailleurs de la mettre en garde et lui donne jusqu’en mars pour faire preuve de sa volonté de réforme. La dette française a officiellement dépassé le seuil symbolique des 2.000 milliards d’euros, depuis septembre 2014. À la fin du 3e trimestre, la dette publique s’élevait à 95,2% du PIB), en hausse de 5% sur un an. Dans une note publiée en octobre dernier, le Conseil d’analyse économique prévenait que si la croissance économique française ne s’accélérait pas, elle pourrait atteindre 145% du PIB en 2040.
 

Transition écologique ou… écologiste

 
Alors Hidalgo a eu cette idée « verte ». D’autant plus que Bruxelles a introduit plus de souplesse dans l’application de ses règles budgétaires au profit des pays dont le déficit est inférieur au seuil des 3% du PIB et qui investissent ou mettent en œuvre des réformes. Les mauvais élèves pourraient ainsi avoir, eux aussi, leur rattrapage. La réalité économique et financière semble avoir bien du mal à s’imposer aux idéologues mondialistes.
 
Il n’empêche que ce « bon point » pourrait plaire à Bruxelles. Après tout, les dépenses « vertes » ne doivent pas être vues comme des dépenses – ah ! – mais comme des investissements. Les plus importants dans le monde de demain, dans cet empire de l’écologie qu’ils nous préparent…