Incendie du camp de Grande-Synthe : la faute au foot

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Restes des cabanons du camp après l’incendie


 
Une longue rixe entre migrants afghans et kurdes est à l’origine du sinistre qui a ravagé, lundi, le camp de Grande-Synthe, composé de chalets en bois, et ouvert il y a un an. Le différend entre les deux communautés remonte à l’arrivée des Afghans, à l’automne dernier, lors du démantèlement de la jungle de Calais. Les Kurdes, installés à Grande-Synthe, n’ont pas voulu faire de place aux nouveaux arrivants, qui se sont trouvé parqués dans des locaux collectifs, tels que les cuisines. Lundi, le conflit s’est aggravé, rapporte un témoin, lorsque le ballon avec lequel les Afghans jouaient au foot est venu heurter un Kurde. Celui-ci a aussitôt insulté le peuple afghan. Et la rixe a bientôt dégénéré, augmentée de l’utilisation de pistolets et de couteaux, jusqu’à l’incendie qui a détruit la plus grande partie du camp.
 
Quelques interrogations se posent, au terme de cette affaire :
 
– Comment se fait-il que, dans un camp organisé sous le contrôle des autorités françaises, on trouve ainsi quantité de pistolets et de couteaux, alors que le moindre de nos concitoyens est suspecté d’être un monstre ou un terroriste lorsqu’il se risque à posséder l’un ou l’autre ?
 
– Qui a eu l’idée d’envoyer les derniers Afghans de Calais dans un camp composé de Kurdes ?
 
On connaît d’ores et déjà la réponse : le vivre ensemble. Ce qui prouve que l’idéologie ne résiste pas longtemps à l’épreuve des faits, alors même qu’aucun « de souche » n’est impliqué dans l’affaire.
 
… à moins qu’il ne faille envisager d’en faire porter la responsabilité par les Britanniques qui, non contents d’avoir décidé d’enclencher le Brexit, sont à l’origine du football tel que nous le pratiquons aujourd’hui.