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Intense lobbying de l’industrie du transport maritime pour échapper à la réduction des émissions de CO2

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La pression des armateurs sur l’ONU a permis à ce secteur d’échapper à toute mesure de réduction des émissions de dioxyde de carbone, selon l’organisme britannique à but non lucratif InfluenceMap qui traque les volumes d’émissions des différentes industries à travers le monde.
 
L’organisation internationale maritime de l’ONU a fait l’objet d’une sorte de hold-up de la part des sociétés, selon l’association, alors même que le secteur du transport maritime est responsable de près de 3 % des émissions globales de gaz à effet de serre.
 
Sans régulation, affirme un rapport du Parlement européen publie en 2015, le transport maritime pourrait être responsable de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, réduisant éventuellement à néant les efforts demandés aux termes de l’accord de Paris.
 
Pouvoir, intensité du lobbying, intérêts corporatistes : les actions menées par les principales associations professionnelles représentées à l’OIM ont été couronnées de succès.
 
Il faut dire que le libre-échangisme est probablement plus haut sur la liste des véritables priorités de l’ONU que l’illusoire « lutte contre le changement climatique », et donc aussi de le maintien d’un intense trafic maritime qui permet de maintenir le flux de produits bon marché depuis le sud-est asiatique vers les pays développés.