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L’Internet chinois au service des « valeurs socialistes fondamentales »

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Outil de propagande inédit, l’Internet est ouvertement utilisé en Chine pour promouvoir le communisme et sa pensée obligatoire : les autorités centrales du pays ont lancé dimanche un programme visant à renforcer la présence des « valeurs socialistes fondamentales » et « l’éducation spécifique » en ligne. La présence de ces « valeurs » passera par des campagnes de publicité mais aussi à travers la « culture en ligne et les services Internet », ont annoncé six agences centrales du parti communiste chinois.
 
Outre une plate-forme d’apprentissage spécialement destinée aux membres du PC, le pouvoir entend mettre en place des ressources spécifiques sur le « bien-être public » et promouvoir la création d’œuvres artistiques ou littéraires sur le Web, toujours au service de l’idéologie du parti.
 

En Chine, Internet doit servir à la propagande communiste

 
Voici ce que cela donne en charabia sino-communiste : « Des marques renommées de tels projets doivent être créées afin de guider l’opinion en ligne », annonce l’agence officiel Xinhua.
 
L’idée est clairement de formater les esprits. Ainsi, le professeur Su Wei de l’école des cadres du parti du comité municipal de Chongqing a-t-il expliqué que l’Internet permet à différentes pensées d’entrer en collision. Certains membres du parti sont facilement influencés par des pensées occidentales, sans même parler des internautes ordinaires, déplore-t-il. Désormais, les internautes vont renforcer leur « savoir rationnel – les valeurs socialistes fondamentales chinoises » face à un Internet qui « révèle trop de reconnaissance émotionnelle à l’égard de la société ».
 
Allez comprendre.
 

Les valeurs socialistes fondamentales sont obligatoires sur l’Internet chinois

 
Quoi qu’il en soit, les caciques du Parti sont confiants : le Pr Su a déclaré au journal anglophone contrôlé par le PC, Global Times, qu’on veut croire en Chine que « certains problèmes sociaux, comme le recul de l’état de droit et la corruption ne sont que temporaires ».
 
Il va donc falloir, comme l’ont annoncé les agences centrales chinoises, que les internautes augmentent leur sens du pays, de la nationalité et de la culture, tandis que la « cyberculture » doit être utilisée le plus efficacement possible sur les campus.
 

Anne Dolhein