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Le billet :
Interview au Point : Macron, homme d’Etat 2017-2022

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Vous avez a aimé François Hollande, élu homme d’Etat de l’année en 2016, vous adorerez Macron, super homme d’Etat pour le quinquennat 2017-2022. Dans une interview donnée au Point, il dévoile ses intentions : du bon sens, de bonnes choses, au service du projet mondialiste.
 
Cet âge est sans pitié : le petit Macron est dur pour Papy Hollande dont il est à la fois l’héritier et l’assassin. Comme celui-ci a lâché quelques gracieusetés contre lui dans une récente conférence de presse, il estime « étrange », en réponse, que l’homme d’Etat de l’année 2016 « défende son bilan devant les journalistes » alors qu’il n’a même pas été capable de s’aligner à la présidentielle. Et de défendre son propre bilan en invitant ses détracteurs à ne le juger, lui, qu’en 2022 à l’issue du quinquennat : la France ne doit pas être « le seul pays qui ferait deux ans de campagne présidentielle pour gouverner trois mois ».
 

Dans son interview au Point Macron drague à droite

 
Pour le reste, Macron a dragué à droite. Il estime que « notre société a besoin de récits collectifs, de rêves, d’héroïsme ». Pour l’enseignement supérieur, il fera « en sorte que l’on arrête par exemple de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde ». Quant aux emplois aidés, il veut en réduire le nombre par qu’ils ont été « trop souvent » une perversion de la politique de l’emploi, à « caractère clientéliste » qui « suit souvent le cycle électoral ». Et d’ajouter que « le taux de retour à l’emploi durable des personnes concernées est très faible », avant de conclure : « C’est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif ». On ne saurait mieux dire.
 

Il ambitionne d’être homme d’Etat des années 2017 à 2022

 
Mais en même temps rien de positif n’est dit sur la question de l’immigration, et dans la partie de l’interview du Point consacrée à la politique étrangère Macron professe sa haine de la souveraineté nationale. Pour l’Europe, par exemple, il « souhaite notamment une capacité budgétaire de la zone euro, un exécutif et un Parlement pour en assurer le contrôle démocratique ». En même temps, il condamne les efforts des pays de l’Est pour retrouver leur souveraineté et défendre leur identité, et la « politique très préoccupante du gouvernement polonais qui remet en cause la solidarité européenne et même l’Etat de droit ». Rien qui casse trois pattes à un canard, on le voit : c’est le discours ordinaire de l’apparatchik européiste. Macron a pour fonction d’adapter la France au mondialisme et de mériter, comme François Hollande avant lui, les félicitations de ses commanditaires. Pour y réussir sans provoquer d’insurrection, il doit paraître plus supportable que Hollande en matière d’éducation nationale et d’économie, afin de donner le change aux Français. Telle est la feuille de route. Le peuple français est-il aussi bête que Macron et ses commanditaires le croient ? Réponse avant 2022, et peut-être dès l’automne 2017.
 

Pauline Mille