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Jean-Claude Juncker contraint de remanier sa future Commission européenne avant même d’entrer en scène

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Le président élu de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pourtant vieil habitué des arcanes européennes, se voit contraint de modifier la composition de la Commission qu’il doit présider à compter du mois prochain.
 
Mercredi, il a annoncé vouloir confier le portefeuille des Transports à la candidate slovène Violeta Bulc et une vice-présidence en charge de l’Energie au social-démocrate slovaque Maros Sefcovic.
 

Jean-Claude Junker remanie la future Commission européenne

 
En réalité, Jean-Claude Juncker n’a guère le choix, l’ancien premier ministre slovène, Alenka Bratusek, ayant été recalé par le Parlement européen lors de son audition. Sa remplaçante, au contraire, semble devoir faire bonne impression auprès des députés européens, même si la Commission Transports et Tourisme du Parlement s’inquiète d’un changement de dernière minute entre les mains d’une personne moins compétente. Et les Etats-membres ont donné leur accord. Il est vrai qu’il ne s’agit là que d’une formalité. Un refus de leur part, outre qu’il aurait nécessité une motivation suffisante, aurait risqué de bloquer le processus d’une des instances les plus importantes de l’Union européenne à quinze jours de son entrée en fonction, et à moins d’une semaine du vote d’investiture.
 

Réclamation socialiste

 
Quant à la promotion de Maros Sefcovic, à qui avait été dans un premier temps proposé le poste de Commissaire aux Transports, elle a permis de contenter les socialistes qui s’estimaient sous-représentés avec seulement deux postes de vice-président sur sept.
 
Et Pierre Moscovici ? Sérieusement malmené par les députés européens, il sera néanmoins présent aux Affaires économiques. Il essaiera, promet-il, d’être « meilleur commissaire que ministre »… Un mea culpa ? Ou de l’inconscience ?
 

Une Commission européenne de la dernière chance

 
En attendant, il essaye jusqu’au bout de ménager la chèvre et le chou. En clair, il promet d’être impartial : « La France est en capacité de faire des choix politiques, mais il y a des règles communes. » On dirait qu’il s’en lave les mains…
 
Quoi qu’il en soit, il estime que la nouvelle équipe sera « l’Europe de la dernière chance ». Car, précise-t-il, « si cette commission échoue, c’est le projet européen qui est foutu ! »