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Jean-Vincent Placé, colonel-ministre ivre : la vérité

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Devenu à la force du poignet sous ministre et colonel des forces spéciales en 2016, Jean-Vincent Placé vient de se faire prendre dans un bar, ivre, à trois heures du matin, en train d’importuner des jeunes filles et d’insulter des policiers : il révèle la vérité profonde du régime.
 
L’homme était un parfait sous-produit du hollandisme. Bon élève socialiste, il fut sénateur de l’Essonne en 2011, sous-marin appliqué chez les écolos, N° 2 d’EELV, il a tourné casaque suffisamment tôt pour intégrer en 2016 le gouvernement de Manuel Valls en tant que secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la simplification. Tout un programme. En même temps, il entrait dans la « réserve citoyenne », le colifichet de l’époque contre le terrorisme, au treizième régiment de dragons parachutistes, celui de l’impératrice Eugénie, spécialisé dans le renseignement, avec le grade de colonel. Colonel dans les forces spéciales et ministre, le camarade Jean-Vincent Placé était au sommet de sa gloire.
 

Jean-Vincent Placé, bon élève, aux Gémonies

 
Mais la roche tarpéienne, patati, n’est pas loin, patata, du Capitole, chacun le sait, et avec l’élection de Macron commença une longue descente des Gémonies. Sans perspectives politiques, à l’instar de son ancienne compagne Cécile Duflot, Placé erre à travers Paris, vaguement inscrit à des clubs de réflexion écologistes et citoyens. Ce n’est pas un garçon vraiment mauvais, il ne vend pas aux banques internationales les quelques secrets d’Etat qu’il a pu grappiller, comme tant d’autres. Mais il s’ennuie. Alors il sort la nuit. Il aime les bars. Il a fait son service militaire dans le train, sans doute comme barrista. Un soir il croise Nabila dans une boite. Il a la kif. Il le tweete. Une autre fois, avant l’aube, il rencontre trois loubards qui lui piquent son phone et sa montre de luxe, sept mille euros tout de même. Ça le « fait réfléchir à abandonner la politique ». Toute cette haine. Telle est la première vérité que sa trajectoire nous dit : la déchéance de politiques qui n’avaient que la politique pour vivre.
 

Le sénateur-colonel-ministre va voir les filles

 
Mais l’anecdote de l’autre soir nous en raconte bien plus, quoi qu’il soit difficile d’en établir la vérité avec certitude, tant varient, dans le détail, les témoignages rapportés par les journaux. Placé se trouvait dans un bar de la rue Princesse, La Piscine, qui a succédé au Birdland, ancien « repaire du quartier », repris par le groupe La brigade d’amour pour en faire un « endroit tendance ». Ça, c’est sûr. Il était ivre, c’est sûr aussi, mais avait-il 1,16 gramme d’alcool dans le sang comme l’assure BFMTV ou 2,32 comme le prétend le Nouvel Obs ? Il a fait un esclandre, tout le monde s’accorde là-dessus, mais est-ce le videur qui alerta la police, ou un commissaire divisionnaire en goguette présent au zin ? La mondaine a de ces exigences, cela aussi est une vérité.
 

Jean-Vincent, ou la vérité sur le train-train des sénateurs

 
Jean-Vincent Placé est un animal sociable, il ne va pas voir les filles seul, il avait emmené ce soir-là un copain sénateur (quand un sénateur rencontre un autre sénateur, qu’est-ce qu’ils se racontent, sinon des histoires de sénateurs, le coude levé en galante compagnie). Un centriste, pour transcender les clivages, le sénateur de Haute Savoie, Loïc Hervé. Lui n’a pas fait d’esclandre. Les témoins l’ont trouvé « très respectueux ». Il précise qu’il n’est « pas inquiété » dans l’affaire, il est allé spontanément parler à la police. Le genre de mec qu’on emmène en dégagement et qui balance aux parents. Quoi qu’il en soit, ivre mort, Jean-Vincent essaie de le placer auprès d’une des très jeunes demoiselles (17 – 19 ans, dit-on) qui se trouvaient là. Elle refuse. Il lui propose de l’argent pour le tour de danse avec le copain, elle refuse à nouveau, il s’emporte : « Sale pute, c’est tout ce que tu mérites ». Phrase étonnante et bien masculine : pourquoi traiter de prostituée une femme à qui l’on vient de proposer de l’argent ?
 

Pour Ouagadougou, le ministre ne connaît pas la vérité

 
A partir de là les choses deviennent floues et quasi incompréhensibles. Le videur intervient. Pourquoi ? L’incident était mineur et sans violence, le patron ne pouvait manquer d’avoir reconnu Jean-Vincent Placé. Celui-ci, complètement déchiré, lance alors au videur (je choisis la version la plus jolie) : « On n’est pas au Maghreb ici, je vais t’envoyer à Ouagadougou dès le premier vol. » Les Burkinabés apprécieront. Il y un déficit de lectures géographiques chez les écolos : Cécile Duflot situait le Japon dans l’hémisphère sud. Ici, Jean-Vincent Placé nous dit une double vérité, sur le ras-le-bol que ressentent les Français devant l’omniprésent remplacement, chez les videurs comme ailleurs, et sur son propre ressenti de Français d’origine coréenne. Et puisqu’on en aux questions de race, racisme et racialisme, relevons une vérité encore : le gentil centriste Loïc Hervé, habitué au génépi et à la poire dans la bouteille était à peine gris. Placé complètement ivre. Un gène chez les Jaunes les empêche de tenir l’alcool, les Inuïts en ont beaucoup souffert.
 

Jean Vincent Placé, colonel malheureux et ivre : que fait la police ?

 
Et ce n’est pas fini. Entre la police. La grande scène du V. Jean-François Placé se rebiffe. Déjà qu’une gamine lui a placé un vent, voilà que des flics prétendent l’interpeller. Et la phrase qui tue est lâchée : « T’sais pas qui je suis, tocard ! Un ministre français ». Paf, ça ne manque pas, on l’embarque, garde à vue prolongée et la presse mise au courant.
 
C’est injuste car nous devons à Jean-Vincent Placé de la gratitude. On ne sait aujourd’hui la vérité sur rien. Tenez, la grève à la SNCF : vous y croyez, vous, que 41 % des Français sont pour ? Et les doggy bags obligatoires au restaurant, ça va vraiment améliorer la vertu citoyenne ? Et Dacia qui délocalise de Roumanie au Maroc, c’est la moralisation de l’économie par le mondialisme ? Tandis qu’avec Jean-Vincent, on est sûr. Sans doute a-t-il le visage moins avenant que Brigitte Bardot, mais il nous dit la vérité sur la société et la politique française, à travers une courageuse introspection. Il avait choisi la réserve citoyenne pour « transmettre et faire vivre les valeurs de la république », particulièrement au 13° dragon parachutistes car ses « quatre vertus », à savoir : « rusticité, autonomie, discrétion et humilité ». Mission accomplie.
 

Pauline Mille