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DRAME Le jour de mon retour ♥♥


 
Le jour de mon retour (en VO The Mercy, soit Le coup de grâce) est un film britannique singulier. Il propose un thème rare au cinéma, celui de l’aventure des navigateurs solitaires de longue durée. Les courses de navigateurs solitaires, à la voile et sur plusieurs mois, sont apparues dans les années 1960. Il s’agit d’accomplir le tour du monde en suivant un itinéraire particulier : en partant d’Europe il faut faire, au large, le tour du continent glacé Antarctique sur des eaux très froides et dangereuses, et de revenir en Europe au point de départ, l’Angleterre dans ce film. Il s’agit d’une véritable course : les temps sont chronométrés, même si tous les concurrents ne partent pas en même temps, et un classement rigoureux est établi. Ne pas accomplir le parcours obligatoire ou s’arrêter, même pour des motifs impératifs comme des avaries, constituent des fautes éliminatoires. Chaque concurrent doit se signaler régulièrement par radio, avec sa position, du moins tant que la chose est possible techniquement à l’époque, et tenir un journal de bord rigoureux de sa navigation, qui sera en principe examiné par les arbitres de la course.
 

Le jour de mon retour, une aventure qui se finira très mal

 
Le jour de mon retour narre une histoire très célèbre dans le milieu des amateurs de voile, qui connaissent donc sa conclusion, et largement ignorée – c’était, avouons-le, notre cas – en dehors. En 1968, Donald Crowhurst (Colin Firth), un inventeur d’envergure locale de dispositifs d’aide à la navigation, décide de se faire connaître en participant à la course autour du monde du Sunday Times. Il dessine même son bateau. Il doit trouver des sponsors pour payer ce bateau et ses frais de course. Mais les sponsors, de bonne volonté mais un peu méfiant – ils craignent de perdre complètement leurs mises – fixent des conditions contractuelles draconiennes : en cas d’abandon, l’inventeur et sa famille seraient parfaitement ruinés, tous leurs biens – y compris l’entreprise et la maison familiale – devant rembourser les sponsors devenus créanciers. L’inventeur cumule les erreurs : parmi les principales, il est évident qu’il a le tort de partir pour un long voyage sur un bateau-prototype aux finitions inachevées sans avoir fait d’essais et sans avoir les qualifications réelles et l’expérience requise pour l’aventure.
 
Aussi l’odyssée tourne-t-elle, logiquement et très vite, au cauchemar et à l’échec flagrant et humiliant. Cependant, afin de ne pas ruiner sa famille, le navigateur triche. Il finira prisonniers de ses mensonges. Nous ne révélerons pas ici le peu de mystère qui pourrait rester du scénario. On gagne à ignorer précisément la fin de l’histoire avant la séance. Mais l’aventure se finira très mal.
 
Le jour de mon retour est une curiosité qui peut intéresser par son sujet original.
 

Hector JOVIEN

 
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