Le JT du 27 mars 2014
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Au sommaire :

  • Moscovici dans le mur des socialistes
  • Les droits de l’homme contre Xi Jinping
  • Obama tout contre François
  • NKM, Hidalgo et les balillas de la « démocratie »
Moscovici dans le mur des socialistes

Badaboum, en pleines municipales les chiffres du chômage et ceux du travail au noir tombent : une forte hausse qui accentue la baisse de Hollande. Le gouvernement continue sa politique économique, provoquant la grogne de ses électeurs. Moscovici va tranquillement dans le mur des socialistes.

Pendant que le ministre des finances, lisse comme son crâne, signe avec les Chinois et persévère dans une politique désastreuse qui provoque la ruine de l’économie, la police refoule les chômeurs qui ont cru aux promesses de la gauche.
Le chômage a cru nettement en février, avec 31.500 nouveaux inscrits, pour atteindre trois millions trois cent quarante mille, en s’en tenant à la partie visible du phénomène. La courbe de ne s’inverse donc pas, la hausse s’accentue.

Plus loin et plus vite

Michel Sapin, le ministre du travail, mais Jean Marc Ayrault demande d’aller « plus loin et plus vite », c’est à dire d’aggraver la politique menée. La flambée du travail au noir constatée depuis plusieurs mois, à laquelle notre confrère Capital consacre un grand dossier, corrobore l’échec de la politique gouvernementale. Pour tenter d’échapper à la surimposition et à la paperasse socialiste, de plus en plus de Français travaillent en dehors de l’hyper réglementation de l’Etat, dans un processus comparable à celui de l’Italie. Cet échec ne porte nullement conseil au gouvernement de François Hollande qui désespère ses propres troupes, coincé entre ses engagements supranationaux et la réalité économique et sociale. Moscovici garde le cap : en plein dans le mur des socialistes. A noter que les déçus de la gauche, s’ils déplorent la déconnexion de leurs anciennes idoles d’avec la réalité, n’ont toujours pas compris le film, puisqu’ils réclament plus de socialisme sans remettre en cause l’ouverture des frontières ni le transfert des technologies aux pays émergents : c’est à dire toujours plus de pauvreté et de précarité.
 
 

Les droits de l’homme contre Xi Jinping

Hollande déroule de tapis rouge pour Xi Jinping, pour lui vendre de la marchandise et lui donner la technologie de pointe pour la produire sans parler des droits de l’homme. Reporters sans frontières et Amnesty international le font pour lui. En parlant liberté d’expression et peine de mort.

Le gouvernement français, en pleine capilotade économique et politique, n’est pas aussi regardant en matière de droits de l’homme avec Xi Jinping qu’avec Poutine. Mais les associations non-gouvernementales se chargent de morigéner ce grand contrevenant. Reporters sans frontières manifestait place de la Concorde contre la censure en Chine, et Amnesty International, dans son rapport annuel sur la peine de mort dans le monde présenté à Londres a fait la leçon à Xi Jinping.

Une gesticulation révélatrice

Elle l’a sommé, sur le ton d’un maître d’école ou d’un pasteur, de communiquer les données sur les condamnés à mort exécutés en Chine, estimées à plusieurs milliers et présentés comme « un secret d’Etat ». Cette gesticulation ne doit pas être écartée d’un simple sourire, puisqu’elle fait partie d’une campagne déjà longue dans le monde, qui n’a aucun effet sur l’Iran, l’Irak ou la Chine mais réussit parfaitement dans les pays dits démocratiques à châtrer l’échelle des peines de son niveau le plus haut, donc de son repère principal. Cela aura pour effet de limiter la punition des crimes et d’installer un système de contrôle social fondé sur la manipulation : et l’on peut penser que c’est le but de la manœuvre. Pendant ce temps, Xi Jinping fait du commerce et se soucie des droits de l’homme comme de sa première chemise.