L’immense majorité des réfugiés syriens aux Etats-Unis sont musulmans

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Hamtramck, première municipalité des Etats-Unis à majorité musulmane ou des réfugiés syriens y sont hébergés depuis peu.

 
Plus de 99 % des réfugiés syriens accueillis aux Etats-Unis depuis les attentats terroristes de l’Etat islamique à Paris en novembre sont musulmans, contre 0,4 % de chrétiens, selon le Centre de traitement des réfugiés du Département d’Etat.
 
Le nombre total de Syriens accueillis depuis le 13 novembre dernier reste extrêmement modeste aux Etats-Unis, comparé avec les pays de l’Union européenne : il y en a eu 873, parmi lesquels 868 s’identifient eux-mêmes comme musulmans, dont 3 ont précisé qu’ils sont chiites et 847 sunnites.
 
Sur les cinq réfugiés restants, deux se sont dits chrétiens, un autre orthodoxe, le quatrième « grec orthodoxe », le dernier s’affirmant d’une « autre religion ».
 

Une majorité de 99 % de musulmans parmi les réfugiés syriens aux Etats-Unis

 
Au temps pour le secrétaire d’Etat John Kerry qui la semaine dernière, accusait l’Etat islamique d’être « responsable du génocide de groupes dans les zones sous son contrôle, y compris des Yézidis, des chrétiens et des chiites ». Ce sont ces groupes qui sont les moins représentés parmi les réfugiés au point d’être quasiment inexistants.
 
Les Etats-Unis, s’il faut en croire la promesse d’Obama, accueilleront quelque 10.000 réfugiés syriens cette année, mais il n’y a aucune raison de prévoir que le profil des nouveaux arrivants sera différent.
 

Les groupes persécutés par l’Etat islamique quasiment absents parmi les réfugiés

 
Pendant ce temps, aussi bien Donald Trump que Ted Cruz, candidats à l’investiture républicaine, mettent en garde contre l’accueil sans discernement de jeunes hommes en provenance de hauts lieux du terrorisme. « Nos programmes d’évaluation sont désespérément insuffisants », a déclaré le second, rappelant que l’Etat islamique a menacé d’infiltrer des terroristes grâce au flot de réfugiés. « Cette administration n’a aucun moyen d’empêcher ces réfugiés d’être des terroristes de l’Etat islamique », a-t-il dit (un peu curieusement…).
 
Trump, quant à lui, demande la fermeture pure et simple des frontières des Etats-Unis, répétant cette exigence dans la foulée des attentats de Bruxelles.
 

Anne Dolhein