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Malte : les catholiques inquiets d’une loi sur l’identité de genre

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Le gouvernement socialiste maltais, récemment élu, n’a pas tardé à introduire la reconnaissance de l’identité de genre au programme de ses avancées sociales. Evidemment présentée comme une aide aux minorités, la loi prévue inquiète les associations de défense de la famille.
 

Priorité du gouvernement socialiste de Malte : une loi sur l’identité de genre

 
L’une d’elle affirme que le projet de loi ouvre la porte à la suppression du droits des parents à éduquer leurs enfants, de celui des enfants à être protégés dans leur identité et de celui de tous les citoyens « qui n’acceptent pas la normalisation des « mariages » de même sexe », c’est-à-dire un grand nombre dans un pays à 98% catholique dont la moitié de la population va à la messe…
 
La loi, soutenue par le Planning familial et quelques activistes de l’idéologie du genre affirme que quiconque vit à Malte a «  le droit d’être reconnu selon son identité de genre » et d’être traité selon l’identité de genre qu’il aura choisi.
 

Les catholiques inquiets

 
Quid de l’Eglise catholique qui refuserait par exemple d’ordonner une femme ou un transsexuel auto-proclamé « homme » puisque la loi précise que « chaque norme, régulation ou procédure devra respecter le droit à l’identité de genre »  ?
 
Quid des parents qui s’opposeraient à un tel enseignement en faisant l’école à la maison ou en refusant que leurs enfants participent aux cours d’éducation sexuelle ? Iront-ils en prison comme ce fut déjà le cas en Allemagne ? Seront-ils privés de leurs enfants ? Jusqu’où la loi ira-t-elle, s’interroge légitimement cette association.
 
Car la loi prévoit déjà de sérieuses amendes : « entre 1.000 et 5.000 euros » seront réclamés à « quiconque révèlera qu’une personne a utilisé les dispositions de la loi ou l’insultera ».
 
Le groupe invoque également les droits de l’Enfant contre cette loi qui prévoit d’autoriser exceptionnellement la réassignation sexuelle, c’est-à-dire le « changement de sexe », d’un mineur sans son consentement, en cas d’accord trouvé entre une « équipe interdisciplinaire » de professionnels (parmi lesquels des travailleurs sociaux) et l’autorité parentale.
 
La convention des Nations Unies pour les droits de l’Enfant assure pourtant le droit de l’enfant à être « préservé dans son identité », à être protégé contre « des blessures physiques » et « des traitements inhumains et dégradants »…
 
Impossible de ne pas se souvenir de l’histoire du petit David Reimer, élevé comme une fille après une circoncision manquée et qui avait finalement « choisi » le suicide après une vie de souffrance.