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Angela Merkel dénonce l’euro fort

Angela Merkel dénonce l’euro fort
 
Angela Merkel s’est prononcée vendredi contre l’euro fort. Le chancelier allemand dénonce le fait qu’un niveau élevé de la monnaie unique rende plus difficile les réformes dont les pays de la zone euro font la tentative, et dont Angela Merkel loue, pour l’occasion, les efforts.
 
Evoquant ainsi, à l’occasion du congrès des entreprises familiales à Berlin, la situation particulière de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande, Angela Merkel a observé : « Un euro très fort fait qu’ils ne peuvent que très difficilement mettre en œuvre les réformes et en récolter les fruits, à l’export par exemple. ».
 

Angela Merkel dénonce l’euro fort

 
Une déclaration d’autant plus remarquée que, avant ce discours, le président de la fédération des entreprises familiales, Brun-Hagen Hennerkes, s’était lui montré plutôt critique vis-à-vis de la politique monétaire actuelle de la Banque centrale européenne, qui est une des causes de l’affaiblissement de la monnaie unique. Il va de soi que le point de vue était, en l’occurrence, bien différent de la réflexion de politique européenne du chancelier, et s’attachait au seul souci économique des familles allemandes.
 
Angela Merkel, en prenant la parole, a d’ailleurs tenu à répondre sur le sujet, soulignant que la Banque Centrale européenne devait veiller, elle, à contrer le risque d’une déflation – même s’il convient d’observer que les motivations de l’institution monétaire européenne sont de nature plus complexe, et ne sauraient donc être ramenées, en l’espèce, à ce seul point.
 

La monnaie unique en chute

 
Quoi qu’il en soit, la déclaration d’Angela Merkel – du fait notamment de la nouveauté qu’elle constitue dans sa bouche et dans celle d’un dirigeant allemand – a accentué le mouvement à la baisse de la monnaie unique européenne – déjà fortement influencée par la tension de plus en plus vive entre Athènes et ses créanciers internationaux, et la perspective prochaine de voir la Grèce faire défaut.
 
Il est vrai que, comme elle l’a d’ailleurs reconnu, cette baisse continue de l’euro est un des éléments extérieurs à la politique menée par Berlin qui expliquent la relativement bonne tenue actuelle de l’économie allemande – même si, du point de vue purement intérieur, certains, comme donc le président de la fédération des entreprises familiales, ne voient pas cela d’un aussi bon œil.
 

François le Luc