Des migrants africains dans les îles britanniques avant les Anglais ? Un cours politiquement correct

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Une légion romaine originaire d’Afrique du nord (à laquelle fait référence ici le film Gladiator) sert de prétexte à la désinformation.


 
Des historiens et universitaires d’outre-Manche sont furieux : les nouveaux programmes d’histoire proposés par l’Oxford and Cambridge Examination Board pour l’obtention du GCSE, le diplôme d’études secondaires générales, comporte un module d’histoire de la migration vers les îles britanniques qui enseigne l’arrivée de migrants africains avant même « les Anglais ». Pur produit de la pensée politiquement correcte, le programme vise à analyser la provenance des immigrés depuis deux mille ans, en mettant l’accent sur la diversité des populations accueillies et en montrant les avantages de ces vagues successives ainsi que leur impact sur la population locale.
 
L’objectif est évident : il s’agit de changer le regard sur les arrivées massives enregistrées au Royaume-Uni, que David Cameron s’est engagé à réduire sans que ses propos n’aient été suivis, pour l’heure, du moindre effet. La population britannique autochtone se montre de plus en plus hostile à ces entrées d’étrangers ; il faut donc les rééduquer.
 

Pour l’examen de fin des études secondaires, les jeunes Anglais admireront les vagues de migrants vers les îles britanniques

 
Sans surprise, la liste des livres à lire pour cette matière que les élèves peuvent présenter en option comporte au moins un ouvrage d’un historien marxiste. Celui-ci fait référence à une légion romaine originaire d’Afrique du Nord qui a stationné – et encore, peu de temps – près du Mur d’Hadrien au 3e siècle, avant l’arrivée des Angles et des Saxons. C’est dire le niveau de cette propagande. Ces Maures appelés « auréliens » en l’honneur de Marc-Aurèle étaient moins de 500, et rien ne prouve qu’ils aient fait souche.
 
Mais voilà, le cours d’histoire a été établi par l’Associations des études noires et asiatiques, avec un objectif : montrer que c’est l’immigration qui a façonné les îles britanniques depuis des milliers d’années, et que les arrivées depuis l’Asie ou l’Afrique ne datent pas d’hier. Le cours comporte un sous-titre explicite : « L’histoire de la migration est l’histoire de la Grande-Bretagne : en 1984, Peter Fryer écrivait qu’“il y avait des Africains en Grande-Bretagne avant l’arrivée des Anglais. »
 

Politiquement correct : les Africains arrivés avant tout le monde en Grande Bretagne ?

 
V.S. Naipaul, prix Nobel de littérature, s’est insurgé en affirmant : « Une fois de plus le politiquement correct veut déformer notre histoire et l’éducation de nos enfants. » Sir Roy Strong, historien bien connu du public britannique, accuse le programme de « mettre l’histoire sens dessus dessous, en projetant sur le passé des choses qui ne sont pas vraies ». « Les seuls Africains qui sont venus ici sont les quelques individus accompagnant les Romains – et qui sont repartis. Il est troublant de voir que nos enfants reçoivent un enseignement clairement fabriqué en vue d’alimenter des discussions contemporaines plutôt que de raconter correctement l’histoire de notre île », a-t-il souligné.
 
Distorsion de la réalité, endoctrinement, refus de l’histoire authentique : nombreuses sont les critiques exprimées par des universitaires dans la presse, mais il s’en trouve aussi pour justifier le nouveau programme d’histoire sur les migrations, affirmant contre toute vraisemblance que l’examen GCSE ne cherche pas à favoriser telle ou telle position. Il est vrai qu’il s’agit des chercheurs qui ont été associés au programme, tel le Pr Mark Ormrod affirmant que le projet « montre par exemple comment, au Moyen Age tardif, personne en Grande-Bretagne n’était à plus de dix milles d’un immigré ».
 
Passionnant ! C’était l’époque, sans doute, où les Sarrasins occupaient des quartiers entiers dans tous les gros bourgs d’Angleterre et où les Hindous et autres « Pakis » proposaient du world food aux promeneurs des centres-ville…
 

Anne Dolhein