Un milliard de migrants climatiques d’ici à 2050 ?

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L’alarmisme a le vent en poupe. Selon les annonces des services de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, « à moins de changer la manière dont nous gérons notre Terre, au cours des 30 années à venir nous pourrions laisser 1 milliard ou davantage de pauvres vulnérables sans guère d’autre choix que de se battre ou de fuir ». Voilà l’occasion pour l’agence Inter Press Service de publier une chronique sous le titre : « Le nombre de migrants climatiques pourrait atteindre le milliard d’ici à 2050. »
 
L’article démarre sur une vision apocalyptique d’un monde où un milliard de personnes confrontées à un « changement climatique dévastateur », avec ses flots d’inondations et de sécheresse, de conditions extrêmes, la destruction des ressources naturelles, des sols et des réserves d’eau entraînerait « la famine et les morts de faim ».
 

Le changement climatique qui fait peur

 
On apprend tout de même que rien de tout cela ne correspond à des projections scientifiques en bonne et due forme : l’annonce s’appuie sur le rythme actuel du changement climatique « prouvé » selon l’article (mais que de nombreux scientifiques contestent) et n’énonce que des hypothèses qui varient d’ailleurs entre 25 millions et 1 milliard de personnes déplacées soit à l’intérieur des pays, soit d’un pays à l’autre.
 
Ainsi l’université de l’ONU, à travers son Institut pour l’environnement et la sécurité humaine, projetait en 2015 le déplacement de 200 millions de personnes, permanent ou temporaire. C’est également le chiffre avancé par l’Organisation internationale pour les migrations, un autre organe onusien.
 
En 2015, selon le Conseil norvégien des réfugiés, plus de 19,2 millions de personnes ont fui devant des catastrophes naturelles dans 113 pays. On suppose que les tremblements de terre, les éruptions volcaniques et autres phénomènes naturels font partie de l’ensemble. Réchauffement climatique ?
 

Un milliard de migrants d’ici à 2050 !

 
La Convention des Nations unies sur la Lutte contre la désertification (CNULCD) va beaucoup plus loin. Selon ses calculs, 135 millions de personnes pourraient être déplacées d’ici à 2045 du seul fait de la désertification aggravée par des sécheresses et les inondations subites. Elle annonce également l’aggravation de la pénurie d’eau qui s’aggravera de 30 % d’ici à 2030, selon ses estimations. Et d’ajouter que 40 % des conflits inter-Etats de ces 60 dernières années ont eu pour motif le contrôle des ressources naturelles.
 
Comment arrive-t-il cependant au chiffre d’un milliard de personnes déplacées, un chiffre psychologiquement taillé sur mesure pour effarer le citoyen moyen et justifier des mesures globalistes ? Mystère, on ne nous donne pas le détail. L’important, c’est de faire peur.
 

Anne Dolhein