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Les manipulations de températures de la NOAA mettent à mal la thèse du réchauffement

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Le sujet est au centre des conversations des familles supposément « informées ». 2016 aurait été l’année la plus chaude depuis le début des mesures de la température. Et pourtant, une longue étude publiée par Thenewamerican.com remet en cause cet alarmisme que les télévisions illustrent par des monceaux de glace se détachant de la banquise. « Même si les relevés de température étaient absolument fiables, avec des évolutions inférieures à la marge d’erreur, la tendance resterait à la stabilité », estiment Ed Hiserodt et Rebecca Terrell, chroniqueurs scientifiques du site. Pire : « Des preuves ont été détruites par des conspirateurs mus par leur ambition carriériste et financière ». Des manipulations qui mettent à mal la thèse du réchauffement.
 

Bates accuse la NOAA d’avoir transféré ses balises depuis les bouées vers des bateaux

 
La plus lourde contestation des conclusions alarmistes de la NOAA, l’agence climatique des Etats-Unis, est venue de John Bates, un de ses spécialistes en mesures climatiques depuis peu en retraite. Dans le Mail on Sunday, il avait vivement contesté un document publié par l’agence, accusant cette dernière d’avoir manipulé les chiffres dans le seul but de peser sur la COP21, conférence tenue à Paris en 2015. Le document non seulement démentait la thèse, largement admise, d’une pause dans le réchauffement constatée depuis 1998, mais affirmait que ce dernier allait en s’accélérant. Bates protestait contre le refus des patrons de la NOAA de prendre en compte ses objections sur l’absence d’analyses croisées. Il pointait aussi le fait que la NOAA avait remplacé ses instruments de mesure placés sur les très fiables bouées océaniques Argo par des instruments installés sur des bateaux, avec toutes les interférences liées à la chaleur dégagée par ces navires. « Ils obtenaient des chiffres intéressants à partir des bouées mais ils les ont biffés et les ont corrigés avec ces mauvaises mesures provenant de navires », proteste Bates.
 

L’étrange perte des relevés de températures anciens de la NOAA

 
Autre manipulation, celle des chiffres fournis, par la même NOAA, des températures relevées sur terre ferme à travers son réseau climatologique global, ou GHCN. John Bates relève que dans son nouveau rapport, l’agence fournit des relevés de températures anciens revus à la baisse tandis que les plus récents voient leurs valeurs augmentées par rapport aux chiffres précédemment fournis. Du coup la pente de la tendance est accentuée. CQFD. Or la NOAA, contre toutes ses règles, n’a pas conservé ses relevés anciens ! C’est ainsi que le patron de la section climat de l’agence, Thomas Karl, a pu faire gober au grand public ce fameux document alarmiste via la présidence Obama, trop heureuse de participer à l’entreprise de disruption technologique en matière énergétique, nouveau « gisement de croissance ». Seule la commission des sciences de la chambre des Représentants émit des doutes en interne. Mais voici que l’ordinateur qui archivait les données attestant la fameuse pause dans le réchauffement « perdit » sa mémoire.
 

Réchauffement… avec des chiffres inférieurs de dix fois à la marge d’erreur

 
Pour autant, les trois grands réseaux de collecte des températures terrestres (outre la NOAA, la NASA et la britannique CRU, de l’université d’East Anglia) se rejoignent dans leurs conclusions confirmant le changement climatique dû à l’activité humaine : 2015 a été plus chaude de 0,02 °C que 2014 et 2016 a été plus chaude de 0,01 °C que 2015. Or ces trois agences admettent une marge d’erreur de 0,10 °C ! Etrange façon de présenter comme certain ce « record annuel historique des températures », alors même que le seul phénomène d’El Niño devrait pousser les alarmistes à conclure à une stabilité. De plus, NOAA et CRU pondèrent souvent les relevés de leurs stations en raison par exemple d’une modification de leur emplacement. Or ces révisions sont en général effectuées à la baisse pour les données anciennes et à la hausse pour les plus récentes. Et la pente obtenue se révèle parallèle à celle de l’augmentation du taux de CO2, comme pour prouver le contraire des conclusions des études sur des échantillons de glace (Vostok Ice Core Data) révélées par Joanne Nova (joannenova.com.au), qui montrent que la hausse du taux de CO2 est consécutive et non préalable aux périodes de réchauffement et ne saurait donc en aucune manière les avoir provoquées. En d’autres termes, c’est l’augmentation de température qui provoque l’accroissement du taux en CO2 (par dégazage des océans) et non l’inverse.
 

Manipulation des températures pour « prouver » le réchauffement

 
Face à ce consensus, les climato-réalistes préfèrent jouer la carte de la crédibilité scientifique. On les trouve à l’Université d’Alabama à Huntsville (UAH) et dans une société privée basée en Californie, Remote Sensing Systems (RSS), qui collabore avec la NASA. Les deux, qui se basent sur des données passées, prévoient… une baisse des températures durant les cent prochaines années. Malgré ses relations avec l’organisme spatial officiel, RSS rejoint l’UAH dans ses conclusions. Toutes deux constatent une baisse des températures depuis 1995, soit une moyenne par décennie de – 0,024 °C pour UAH et de – 0,032 °C pour RSS. Projetées sur cent années, ces données permettent à l’UAH de prévoir une baisse de 1,2 °C, de 1,6°C pour RSS. On est loin des modèles prévoyant une hausse de quatre à cinq degrés. Judith Curry, professeur de sciences du climat à la Georgia Tech, en retraite, oppose aux dernières données de la NOAA celles du réseau maritime du Royaume-Uni, jugées parmi les plus fiables, et celles des analyses satellitaires. Or ces dernières recoupent les données fournies par l’UAH et par RSS. Pour Roy Spencer et John Christy, directeurs à l’UAH, « les mesures par satellites depuis 1979 fournissent des mesures plus solides et les deux groupes de recherches qui les analysent ont conclu à la pause dans le réchauffement depuis dix-huit ans ».
 
Terminons en signalant qu’avant le petit âge glaciaire, les températures ont été beaucoup plus chaudes qu’aujourd’hui. En Alaska, des restes d’arbres vieux de 1.400 à 2.350 ans ont été découverts sous le glacier de Mendenhall. L’industrie n’existait pas.
 

Matthieu Lenoir