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Un nouveau rapport de l’ONU annonce l’impact « grave, omniprésent et irréversible » du changement climatique

Nouveau rapport de l’ONU sur le changement climatique

 
On est presque étonné de trouver l’emploi du conditionnel dans ce nouveau rapport très alarmiste de l’ONU sur le changement climatique dont la version provisoire a été remise ce week-end. Alimentant à point nommé la « Grande Peur » du réchauffement, l’ONU a soumis son texte à plus de 100 délégués gouvernementaux et scientifiques réunis cette semaine à Copenhague. Le rapport doit servir de trame principale pour le sommet de Paris, prévu pour la fin de 2015. Il annonce un impact « grave, omniprésent et irréversible » du changement climatique sur la planète.
 

Un rapport qui exige des “actions rapides”

 
Soumis à l’approbation de la réunion de Copenhague, la version définitive doit être publiée le dimanche 2 novembre. Le ministre de l’environnement du Pérou, Manuel Pulgar-Vidal, s’est félicité que le document de travail souligne l’importance d’« actions rapides ». Les Etats-Unis et plusieurs dizaines d’autres pays avaient préconisé avant sa rédaction une formulation plus incisive, de manière à mieux frapper le public et les leaders politiques que n’y réussissent des « schémas parfois impénétrables ».
 

L’alarmisme croissant de l’ONU sur le changement climatique

 
Le rapport provisoire semble avoir entendu l’appel en mettant en avant « la probabilité croissante d’un impact grave, omniprésent et irréversible sur les personnes et sur les écosystèmes ». L’Union européenne a demandé une formulation plus alarmiste encore, qui précise que « toutes les régions sont affectées, quelle que soit leur richesse ».
 
L’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), en français GIEC, auteur du rapport provisoire, s’est efforcé d’améliorer la crédibilité de ses hypothèses en assurant avoir la certitude à « au moins 95 % » que les activités humaines, en tête desquelles la combustion de carburants fossiles, sont la principale cause du changement climatique depuis 1950 – une « certitude » évaluée à 90 % en 2007 et à 66 % en 2002.
 
En vain. Ces incantations ont beau gagner en intensité, l’opinion publique, aux Etats-Unis notamment, reste sceptique. Et pour cause : la poursuite du réchauffement climatique, et plus encore son origine humaine, restent à prouver.