L’ONU veut voir les Etats-Unis dédommager les descendants d’esclaves par des réparations

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Des chaînes qui entravaient les esclaves, exposées au Smithsonian’s National Museum of African American History and Culture de Washington.


 
Un récent rapport publié par les Nations unies critique les États-Unis pour son manque de véritable engagement dans la recherche de « réparations, de vérité et de réconciliation pour les personnes d’origine africaine » dans le pays : l’ONU veut voir les Américains assurer une réparation aux descendants d’esclaves, moyennant des fonds publics dont elle dirigerait ainsi l’emploi. Le Groupe de travail d’experts sur les personnes d’origine africaine s’est notamment vu charger de mettre en œuvre un mandat de l’ONU visant à la création d’un nouveau groupe de travail ou d’un autre mécanisme onusien qui s’intéresserait plus particulièrement à la discrimination raciale frappant les personnes d’origine africaine.
 

Dédommager les descendants d’esclaves pour culpabiliser les Blancs aux Etats-Unis

 
La création de cette mission par l’ONU remonte à 2002 : elle vise à « rassembler toutes informations utiles » auprès des gouvernements et des ONG dans le but d’éliminer « la discrimination raciale à l’égard des Africains et des personnes d’origine africaine ». Les États-Unis sont plus particulièrement visés dans les faits. Mais s’ils ont longuement résisté aux entreprises de l’ONU, aux dernières nouvelles leur ambassadeur Keith Harper vient de publier les résultats d’un « dialogue » mené par des représentants des Nations unies avec toutes sortes d’autorités américaines, policières ou non, ainsi que des représentants de la société civile et des communautés afro-américaines, où il indique que les États-Unis avaient été heureux d’avoir pu organiser ces rencontres et que leurs conclusions seront officiellement notifiées à toutes les parties prenantes gouvernementales.
 
A la lecture du sommaire publié par la délégation américaine, on s’aperçoit que ce ne sont pas seulement les affres de l’esclavage qui sont visés mais toutes formes de « discrimination raciale, de xénophobie, et les formes apparentées d’intolérance ». C’est le processus classique de l’idéologie antiraciste dont le but réel, on le sait, est le refus des distinctions selon la nationalité et la mise en place d’un relativisme généralisé.
 

Les réparations pour les Afro-américains sous l’égide de l’ONU

 
Le nouveau groupe de travail doit, selon les termes de son mandat, avoir accès aux « programmes opérationnels et institutionnels développementaux et financiers », ce qui laisse augurer d’une forme de mainmise directe sur l’argent public américain afin de « contribuer au programme de développement en faveur des personnes d’origine africaine ». Le programme prévoit notamment, sous contrôle de l’ONU, de mettre en place des quotas d’employés d’origine africaine dans les « systèmes de santé, éducation, logement, électricité, le traitement de l’eau, et les mesures de contrôle de protection de l’environnement ».
 
En cas de besoin, l’ONU se réserve d’ailleurs de pouvoir mettre en œuvre « d’autres mesures affirmatives positives ainsi que des stratégies au sein du cadre des droits de l’homme » pour atteindre l’égalité raciale. Cela pèserait encore plus lourd sur le budget des impôts des contribuables – et aboutirait à aggraver le ressentiment communautaire à mesure qu’une communauté spécifique paraîtrait comme destinataire privilégié des fonds publics, en faisant en outre payer les descendants d’aujourd’hui pour les méfaits de leurs ancêtres.
 
Ces politiques, à l’étude depuis des décennies, se sont toujours heurtées à l’objection constatant la part prépondérante du monde islamique dans les pratiques esclavagistes – jusqu’à nos jours encore. A quand une réclamation auprès de l’Organisation de la coopération islamique ?
 

Anne Dolhein