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Martin Schulz souligne que les chrétiens sont le groupe le plus persécuté au monde

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Lors d’une session spéciale organisée au Parlement européen à Bruxelles, le 1er décembre dernier, à l’initiative notamment du vice-président du Parlement européen, Antonio Tajani, Martin Schulz, son président, a affirmé que la persécution des chrétiens dans le monde est « un phénomène sous-évalué auquel on n’a pas suffisamment prêté attention ». « On n’a pas agi comme il le fallait », a-t-il déclaré lors de cette conférence intitulée : « La persécution des chrétiens dans le monde, un appel à l’action. »
 
« Les mesures nécessaires n’ont pas été prises », a affirmé Martin Schulz qui a prononcé le discours de clôture. Pour lui les chrétiens, « c’est clair désormais, sont le groupe le plus persécuté ». Il aurait ajouté,selon le site Express.be mais l’information ne figurait pas dans les sources antérieures : « Que des chrétiens ne soient plus en sécurité sur notre propre continent devrait nous réveiller. »
 
Prenaient également la parole le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans et l’ambassadeur des Etats-Unis près l’Union européenne Anthony L. Gardner.
 

Martin Schulz appelle à l’action contre la persécution des chrétiens

 
Antonio Tajani, proche de la Communauté Sant’Egidio, a pris à son tour la parole pour lancer un avertissement à l’Europe où « l’on cède parfois à la tentation de penser que l’on pourrait un peu négliger ce devoir », « c’est-à-dire de protéger les chrétiens qui dans d’autres parties du monde subissent encore des persécutions ».
 
Tajani a cité les statistiques de l’organisation chrétienne multiconfessionnelle néerlandaise Open Doors à propos de la persécution des chrétiens dans le monde : 150 millions de baptisés torturés, violés ou emprisonnées. Sur les 50 pays pris en compte par l’association caritative qui aide et soutient les chrétiens persécutés pour leur foi, il en est 40 où la première source de persécution serait le fondamentalisme islamique.
 
Selon la World Watch List 2015 d’Open Doors, l’identification des chrétiens avec l’Occident est la principale cause de persécution : les islamistes les tiennent pour les nouveaux « croisés » de l’Europe. Le rapport indique que plus de 70 % des chrétiens ont fui l’Irak depuis 2003, tandis que 700.000 chrétiens de Syrie ont été contraints d’abandonner leurs maisons depuis le début de la guerre civile.
 

Les chrétiens sont les plus persécutés, et les islamistes les principaux responsables

 
Antonion Tajani a insisté sur la gravité de la situation en affirmant : « Chaque mois, dans le monde, ce sont 200 églises et lieux de culte qui sont attaqué ou détruits. Tous les jours et dans toutes les régions de la planète, on enregistre de nouveaux cas de persécution des chrétiens… Aucune autre communauté religieuse n’est l’objet d’autant de haine, de violence et d’agressions systématiques que celle des chrétiens. » Pour lui, « le débat public ne peut plus se confiner à l’avenir des banques ou de la zone euro ». « Nous devons recommencer à parler des valeurs », a-t-il dit.
 
La lutte contre le « radicalisme », a-t-il dit, soit se faire avec l’aide des religions : « Nul ne peut de fait oublier que dans toutes les grandes religions monothéistes la vie, don de Dieu créateur, a une valeur sacrée. Au nom de la religion, nous avons l’obligation de condamner tous ceux qui déprécient la vie et tuent au nom de Dieu. Celui qui tire au nom de Dieu, tire contre Dieu. »
 
On peut en effet se rendre compte de la réalité des persécutions antichrétiennes en fermant les yeux sur la violence inhérente au Coran, aveuglement bien partagé…
 

Le Parlement européen se penche sur le sort des chrétiens persécutés

 
L’évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, Mgr Kockerols, a quant à lui souligné que l’idée selon laquelle les chrétiens seraient des intrus dans certains pays dominés par l’islam repose sur un mythe : la présence des chrétiens au Proche-Orient et dans le sous-continent indien date d’avant le Coran, a-t-il rappelé. Et là où les chrétiens sont plus nombreux, « le risque de radicalisation est faible ». Le prélat a demandé que des « mesures spécifiques de solidarité internationale soient prises », que les auteurs de crimes contre les chrétiens soient recherchés, poursuivis et punis, et que des chrétiens soient désormais associés aux programmes internationaux pour la paix.
 
La session spéciale organisée au Parlement accueillait plusieurs invités parmi lesquels le fondateur de la Communauté Sant-Egidio Andrea Riccardi, l’archevêque de Sarajevo, Mgr Vinki Puljic, et le président de la conférence des églises européennes, Christopher Hill. Etait également présent Paul Bhatti, le frère de Shahbaz Bhatti, ministre des Minorités au Pakistan, assassiné en 2011 en haine de la foi, celui-là même qui en 2008 avait écrit : « Je ne veux pas de popularité, je ne veux pas de positions de pouvoir : je veux seulement une place aux pieds de Jésus. »
 
Pour clore la session, la chanteuse érythréenne Helen Berhane a chanté un gospel en l’honneur de tous les chrétiens persécutés du monde. Elle a elle-même été emprisonnée en 2004 dans son pays pour avoir refusé d’abjurer le christianisme et n’a été relâchée, deux ans plus, tard, que sous la pression d’Amnesty International.
 

Anne Dolhein