La première famille « gender fluid » du Royaume-Uni a les honneurs de la presse tabloïde

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Louise, Star Cloud et Nikki Draven, dans leur maison à Middlesbrough.


 
Opération matraquage. Le Daily Mail, quotidien britannique tabloïde de réputation conservatrice, présente dans son numéro de dimanche un portrait de la « première famille » au Royaume-Uni au genre indéfini – « gender fluid », comme disent les idéologues du genre. Monsieur n’est pas un homme à part entière, puisqu’il est en pleine « transition » vers la féminité. Madame est biologiquement femme mais se sent à la fois mâle et femelle. Leur fils – car ils ont un enfant – fera ce qu’il voudra. Ses parents refusent de se laisser emporter par l’« obsession » quant à son « genre ». On s’en serait douté.
 
« C’est une personne, pas un garçon », proclament Nikki et Louise Draven, de Middlesborough – deux « personnes » très ordinaires d’une ville très moyenne du Royaume-Uni ; on est loin du « glamour » et de la « jet-set ». Symboles d’une société qui perd ses repères ou plutôt les fait délibérément perdre à ses membres, Nikki et Louise sont présentés au lectorat populaire du Daily Mail comme des gens comme vous et moi. Après avoir été portée par les milieux universitaires et le monde du show-bizz, l’aberration de l’idéologie du genre s’installe dans les classes moins que moyennes. Consternant…
 

Même la presse tabloïde conservatrice s’y met

 
Peu importe qu’ils soient un homme et une femme qui ont – de la manière la plus classique – donné naissance à un enfant après s’être mariés comme Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Enfin, presque : ce fut une cérémonie païenne, célébrée en 2012. Leur fils s’appelle « Star Cloud » (nuage d’étoiles) : il a identifié Louise, son père biologique, comme sa mère alors même qu’il est né de Nikki, qu’il appelle « Papa ». Le Daily Mail ne trouve pas l’énergie pour crier à la maltraitance…
 
Star Cloud, 4 ans, sous le regard attendri de ses parents « fluides », répond pleinement à leurs attentes inavouées puisqu’il aime « se maquiller, mettre du vernis à ongles, jouer à la poupée et porter aussi bien des vêtements de fille que de garçon ». Liberté ? Voire. Il serait bien étonnant que son père et sa mère n’y soient pour rien. Leçon bien apprise : le garçonnet affirme très volontiers qu’il sera « un homme ou une femme » quand il sera grand. Quant à ceux qui s’interrogeront sur le fait de laisser un enfant de quatre ans se badigeonner de vernis et de fards, qu’ils passent donc outre. On n’en est plus là.
 

Star Cloud Draven, déjà « gender fluid »

 
Il est vrai que ni Nikki ni Louise ne lui ont jamais dit qu’il est un garçon : « Nous lui disons qu’il peut être ce qu’il a envie d’être. Nous ne lui achetons pas de jouets genrés et nous le laissons choisir ses vêtements. Le rose est l’une de ses couleurs préférées. » Pauvre gosse – que ses propres parents jettent dans l’incertitude à propos de sa propre identité, avec l’aide et le soutien de sa propre école !
 
La famille « gender fluid » – totalement normale sur le plan biologique mais détraquée dans sa vision d’elle-même – prépare en effet l’entrée de Star Cloud à l’école avec achat d’un uniforme panaché à la clef, pantalon et veste traditionnels mais chaussettes et chemises de corps roses. C’est lui qui les a choisies et ses parents sont « plus qu’heureux » de le voir… se conformer à leurs choix. Les responsables de sa future école ont abondé dans leur sens, « Ils ont l’air très content d’accueillir une famille inclusive », explique Nikki.
 

La première « famille » indéfinie du Royaume-Uni, un vrai modèle !

 
Leur grand souci reste de voir que leur enfant est confronté, à la garderie et ailleurs, à des garçons et des filles qui tentent de lui imposer des stéréotypes du genre : « Un garçon ne joue pas à la poupée. » Tout fiers, ils rappellent sa réaction lorsqu’ils l’ont recadré en lui expliquant qu’il pouvait jouer à la poupée parce que cela l’aiderait plus tard lorsqu’il serait lui-même papa : Star Cloud a réagi en disant qu’il ne serait peut-être pas un papa mais une maman.
 
Message reçu cinq sur cinq.
 

Jeanne Smits