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Oui, c’était bien l’Affordable Care Act (Obamacare) qui augmentait les primes d’assurance

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C’est un article de Forbes qui revient sur ce sujet épineux, pour ne pas dire dramatique, qui est l’augmentation des primes d’assurance pour des millions d’Américains, « grâce » à la fameuse loi sur les soins dits « abordables » d’Obama, la bien mal nommée « Affordable » Care Act (ou ACA)… L’ancien président voulait augmenter le nombre d’Américains bénéficiant d’une couverture santé (15 % n’en avait aucune en 2010). Il a gagné son pari, mais en « alignant » un nombre considérable de foyers et de personnes seules qui ont vu le montant de leur primes mensuelles grimper inexorablement, et ce pour la même couverture de santé.
 
Bienvenue dans le monde socialiste de l’Obamacare – que Trump a commencé à ronger.
 

Très mal nommée « Affordable » Care Act

 
Pour refaire brièvement l’histoire, depuis le 1er janvier 2014 et l’entrée en vigueur de cette formidable ACA, tous les Américains devaient disposer d’une assurance maladie, hormis les assistés sociaux qui profitent du Medicaid et les personnes âgées du Medicare (à eux deux, 36,7 % de la population des États-Unis). Ceux qui ne bénéficiaient pas de régimes parrainés par leur employeur, devaient choisir une assurance santé dans le « marché » de leur État (le « health insurance marketplace »), sous peine d’une amende fortement dissuasive, allant jusqu’à 2 085 dollars.
 
Les populations les plus défavorisées bénéficiaient bien sûr de subventions publiques permettant de réduire considérablement leur facture finale. Les autres devaient payer.
 
De départ déjà, les compagnies d’assurance se voyant imposer par l’Obamacare, du jour au lendemain, des clients avec leurs multiples traitements en cours, maternités, hospitalisations et autres, avait fortement augmenté leurs primes d’assurance (certaines compagnies comme Aetna, pourtant solide financièrement, s’était carrément retirée de l’État de Floride par exemple).
 
La suite est pire. Chaque année, les primes ont augmenté (la seule défense des promoteurs de l’ACA est de dire qu’elles auraient de toute façon augmenté…).
 

L’Obamacare a fait augmenter les primes d’assurance d’environ 60 %

 
Pour preuve, les données de eHealth sur lesquelles le journaliste de Forbes s’appuie. La compagnie d’assurance eHealth vend aujourd’hui des plans santé « ACA compliant », mais elle a vendu aussi pendant longtemps une grande variété de plans de santé via son propre site Web avant le passage de l’ACA – ses données permettent donc de mettre en lumière les changements survenus après l’Obamacare, que ce soit pour les individus ou les familles.
 
En ce qui concerne les plans HMO, PPO et POS (différents plans de santé proposés aux « devant-s’inscrire »), les augmentations de primes ont été en moyenne d’environ 60 % entre 2013 (juste avant que l’ACA n’entre en service) et 2017. Sur une même durée, entre 2009 et 2013, aucun groupe n’avait connu d’augmentation supérieure à 10 % – la plupart avaient au contraire bénéficié, en moyenne, de baisses sur le montant de leurs primes.
 
Les plus touchés par ces augmentations se sont avérés être les familles des trentenaires et les plus de 50 ans. Mais une fois avoir trié en fonction du type de régime et des particularités, on s’aperçoit que les résultats s’uniformisent : tous ont connu avant l’ACA soit une baisse de prime, soit une augmentation de 9,2 % ou moins, tous ont connu après l’ACA une augmentation systématique comprise entre 56,0 % et 63,2 %.
 

La lourdeur écrasante du système socialiste

 
Des données statistiques qui confirment de manière formelle certains cas emblématiques rapportés par la presse, comme ces habitants de Virginie auxquels le Washington Post donnait la parole en novembre dernier. Ian Dixon, 38 ans, payait auparavant 900 dollars par mois pour une famille de 4 personnes : il doit aujourd’hui débourser quelque 3 000 dollars pour un régime d’assurance santé similaire, soit +300% d’augmentation ! Idem pour Shawn Marie Cossette, une femme de 55 ans vivant à Charlottesville qui se voit contrainte de payer 1 859 dollars mensuels au lieu de 550 dollars d’avant…
 
De fait, ces gens n’ont plus le choix. Le marché des assureurs s’est contracté, vaincu par le poids de l’ensemble : des 230 assureurs encore en lice il y a deux ans, il n’en reste plus que 130 assureurs, beaucoup ayant quitté Obamacare, ou réduit leurs effectifs. « Plus de la moitié des Américains n’a pas plus de deux assureurs pour faire son choix et le fardeau des contribuables explose », a déclaré Caitlin Oakley, attachée de presse au Département de la Santé. Et 2018 promet des horizons funestes, notamment pour les jeunes Américains bien portants.
 
Mais Trump est passé par là et sa réforme fiscale signée en décembre dernier a mis fin pour 2019 à l’obligation de souscrire à ces systèmes d’assurance-santé. Au moins les Américains ont-ils pu voir à l’œuvre la gabegie socialiste (pas encore tout à fait freinée).
 

Clémentine Jallais