L’Union européenne crée un QG militaire : bientôt une armée centralisée ?

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Le lancement d’un QG militaire européen : premier pas vers une armée européenne ?


 
Malgré le Brexit et un sentiment anti-européen grandissant au sein du vieux continent, l’Union européenne poursuit sa politique mondialiste et annonce la création le mois prochain de la MPCC (Military Planning and Conduct Capability) à Bruxelles. Ce nouveau « quartier général » (QG) sera chargé de commander trois missions militaires en cours actuellement en Afrique, en Centrafrique, au Mali et en Somalie. Si son rôle se limite pour l’instant au domaine logistique, médical ou juridique, la MPCC pourrait, de l’aveu de certains dirigeants de l’UE, conduire l’année prochaine des opérations militaires. La MPCC serait-elle la première étape vers la création d’une armée européenne centralisée, ce qui signifierait la possible suppression des armées nationales.
 

Un nouveau QG militaire, en attendant une armée centralisée ?

 
L’annonce de la création de la MPCC intervient dans un contexte très favorable à la création d’une armée européenne souveraine. Quelques jours auparavant, le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, publiait un document où il appelait les Etats européens à mettre en commun leurs ressources et leurs achats d’équipements militaires ; il proposait même de créer une « Union européenne pour la défense » chargée de contrôler les affaires militaires, juridiques et le renseignement.
 
Les forces militaires et policières multinationales existent déjà en nombre : certaines sont dirigées par l’UE ou par ses Etats-membres, d’autres par l’ONU. L’été dernier par exemple, The New American rapportait la création d’une « Gendarmerie » européenne transnationale, chargée de réprimer les agitations civiles. Dans le même temps, des fusions ont eu lieu entre des corps militaires de différents pays, formant ainsi les premières cellules d’une armée européenne centralisée : ainsi, Allemands et Néerlandais sont désormais sous commandement unique. Citons aussi la création d’une « force des frontières » européenne, autorisée à intervenir militairement sur le territoire des Etats sans le consentement de ceux-ci, pour pallier le chaos migratoire que l’UE a elle-même provoqué !
 

Les contradictions des dirigeants au sein de l’Union Européenne

 
Malgré les dénégations de la responsable européenne des affaires étrangères, Federica Mogherini, le nouveau QG a tout l’air d’une première étape vers la création d’une armée européenne. Les mondialistes les plus fanatiques au sein de l’UE l’espèrent et ne s’en cachent pas. En dépit des contradictions, voire des mensonges des uns et des autres sur le sujet, il n’en reste pas moins que les gouvernements européens ont prouvé à de multiples reprises depuis soixante ans qu’ils étaient prêts à brader la souveraineté de leur pays et leur autonomie politique… sans recevoir l’assentiment des populations.
 

L’Union européenne et le Royaume-Uni : c’est l’amnésie !

 
Non contents des soi-disant « progrès » de leur idéologie, les groupes de pression en faveur de l’armée européenne semblent atteints d’amnésie ! Ne reculant devant aucune contradiction, ils voudraient y impliquer le Royaume-Uni, qui pourtant a clairement exprimé son opposition à travers le vote du Brexit. Bill Etheridge, le porte-parole pour la défense du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), s’est dit scandalisé de cette insistance mal venue. « Si la France veut prendre part au colonialisme militaire européen, ça la regarde, mais les électeurs anglais ont dit non », a-t-il précisé. « Je suis sûr qu’il y a aussi des millions de personnes favorables au maintien dans l’UE qui s’opposeraient à cela – peut-être parce qu’ils ont cru au mensonge selon lequel on ne créerait pas d’armée de l’UE. Notre armée doit servir à défendre notre nation ».
 
En créant son QG militaire, l’UE semble bien mettre au jour ce qui est devenu un secret de polichinelle : la constitution d’une armée européenne centralisée. Il est encore de résister sur le plan politique, pour mettre un coup d’arrêt à la destruction organisée des identités nationales.