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Le « réchauffement », prétexte commode pour expliquer l’incendie Thomas qui ravage la Californie, et dissimuler les erreurs des politiques

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Les climato-alarmistes tels que le gouverneur démocrate de Californie Jerry Brown tentent de faire croire que le réchauffement global est la cause des feux de forêt qui frappent le Golden State. L’incendie « Thomas » a déjà brûlé 105.000 hectares et constitue le troisième feu le plus ravageur depuis 85 ans. « C’est un véritable signe de malheurs à venir et avec un peu de chance, cela servira à réveiller les gens qui sont trop complaisants aujourd’hui », a asséné M. Brown, visant les climato-sceptiques et son ennemi juré, Donald Trump, qui a dénoncé les Accords de Paris. Pourtant une foule d’éléments – origine naturelle des feux, surcharge de bois mort pour cause de législation inepte, proximité habitat-forêts, liaisons électriques à risques – démentent cette théorie, laquelle sert essentiellement à favoriser la disruption technologique et la cohorte de bénéfices qu’elle promet tout en dissimulant les erreurs des politiques.
 

Des feux qui font partie de l’écosystème naturel, participant à l’équilibre forestier – même en Californie

 
James Murphy, chroniqueur scientifique du site thenewamerican, rappelle ainsi que « les feux de forêts sont des événements naturels qui sont apparus quand la flore elle-même est apparue sur Terre ». Les scientifiques et autres spécialistes de l’exploitation forestière et rurale non seulement acceptent ces feux – jusqu’à un certain point – comme partie de l’écosystème naturel, mais les considèrent comme participant à l’équilibre forestier. Ces incendies réduisent les charges de combustibles tels que les arbres couchés, les branches mortes, les buissons, les feuilles, quand ils se déclenchent naturellement. Ils laissent derrière eux des nutriments pour les sols qui, s’ils n’avaient pas eu lieu, eussent été consommés par les broussailles.
 
Certaines zones, telles que le Chaparral californien, bande intérieure montagneuse au climat méditerranéen qui court du nord au sud jusqu’à la Basse-Californie mexicaine, a besoin, dans une certaine limite, des feux de forêts : « Les incendies saisonniers éliminent les plantes importées qui sont moins résistantes aux flammes, ce qui donne aux espèces locales un avantage dans la compétition spatiale », explique James Murphy.
 

Les incendies actuels en Californie sont aussi dus à des erreurs politiques

 
Et puis, insiste Murphy, « les incendies actuels en Californie ne sont pas dus au réchauffement climatique mais plutôt à des éléments naturels, leur aspect le plus tragique étant dû à des erreurs politiques ». Tom McClintock, élu républicain de Californie à la Chambre des Représentants, avait dénoncé en mai « des lois, adoptées voici quarante-cinq ans, qui ont rendu la gestion de nos forêts impossible ». L’élu visait la législation destinée à protéger certaines espèces à risques, telles que la chouette tachetée, qui ont bloqué l’exploitation rationnelle et scientifique des forêts fédérales. On dénombre, depuis, 66 millions d’arbres morts dans la chaîne de la Sierra Nevada. Alors que les sols peuvent tolérer entre 20 et 100 arbres morts par acre anglo-saxon (4.046 m2), la densité y atteint 266 ! Ce qui entraîne, avant même l’incendie, un appauvrissement de la forêt, les jeunes arbres peinant à trouver leur espace vital.
 
La réponse à cette surdensité d’arbres morts consisterait à demander aux entreprises d’exploitation forestière à éclaircir, pour le compte du gouvernement fédéral américain, ces forêts nationales. Ce qui aurait pour conséquences, non d’empêcher les incendies, mais au moins d’en diminuer l’intensité. Or la bureaucratie et les politiques environnementales excessives ont rendu de tels contrats de maintenance hors de prix et bien trop complexes pour les exploitants.
 

Le réchauffement n’a pas causé l’incendie Thomas, ni ses conséquences les plus dramatiques

 
De plus, la législation de l’Etat de Californie elle-même et des municipalités, n’en déplaise à Jerry Brown, est aussi partiellement responsable de l’ampleur dramatique de ces feux de 2017. Un grand nombre de maisons sont construites dans des zones à fort risque d’incendie, résultat évident de plans d’urbanisation irresponsables. Par exemple, note James Murphy, les zones de contact végétation-résidences, dénommées WUI (Wildland urban interface), ont explosé de 300 % en Californie ces 50 dernières années ! Les municipalités et les comtés sont aussi coupables d’un défaut évident d’entretien et de conception des lignes électriques sur ces zones. Or les lignes aériennes sont susceptibles d’engendrer des arcs électriques, autres sources de départs de feux.
 
Les images dramatiques de « Thomas », de ces pompiers luttant pied à pied contre des murs de flammes montant jusqu’au ciel et finissant par les engloutir, permettent d’instrumentaliser l’émotion populaire : « Voyez ce qui arrive quand le climat change. » Mais maintenant, réplique Murphy, avec plus de 40 morts et des milliards de dollars de biens immobiliers partis en fumée, « il est temps de regarder au-delà de la vision politicienne et de dénoncer les cause très pratiques afin de prévenir ces incendies de plus en plus destructeurs ».
 

Matthieu Lenoir