Ministre de la culture et de la démocratie, la Suédoise Alice Bah Kuhnke veut réinsérer les djihadistes de retour du djihad

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Alice Bah Kuhnke


 
La Suédoise Alice Bah Kuhnke étale toute l’impudence du mondialisme : ministre de la culture d’un gouvernement de coalition minoritaire, elle préconise de réinsérer dans la société les djihadistes de retour du djihad. Le multiculturalisme se moque de la démocratie.
 
Son père était Gambien, sa mère Suédoise, elle est née à Malmö voilà quarante six ans, elle s’est intégrée en faisant de la course à pied et du journalisme avant d’épouser un acteur de la série Real Humans : Alice Bah Kuhnke est une figure du mondialisme sans attaches ni complexe, appliqué avec acharnement à imposer son schéma de pensée au monde sans tenir compte ni des réalités, ni des dangers, ni de la volonté populaire dont la démocratie prétend être la garante. A propos des quelque trois cents djihadiste « suédois » qui ont été faire leur djihad au Proche-Orient, elle a déclaré : « Il faut les réinsérer dans notre démocratie, ils en ont besoin ».
 

La politique suédoise entend réinsérer les djihadistes de retour du djihad

 
Des propos cohérents avec le politique menée en Suède : l’Etat providence continue à payer les prestations sociales des djihadistes pendant le djihad, et plusieurs municipalités vont très loin pour les « réinsérer » à leur retour : abandon de dettes, fourniture de logements gratuits et même leçons de conduite gratuites.
 
Cependant l’opinion suédoise commence à gronder, et les paroles d’Alice Bah Kuhnke ont provoqué un tollé, notamment de la part d’un spécialiste du terrorisme connu dans la société suédoise, Magnus Ranstorp, qui lui a rappelé qu’au moins deux djihadistes suédois de retour de djihad ont opéré dans les attentats de Paris et Bruxelles récemment. Une réinsertion explosive.
 

Alice Bah Kuhnke pur produit de la nouvelle démocratie

 
Les propos d’Alice Bah Kuhnke comptent moins que sa personnalité et la méthode utilisée par le mondialisme pour faire progresser le processus en cours. Alice Bah Kuhnke est un pur produit du multiculturalisme, elle est suédoise comme je suis béninoise, c’est aussi un pur produit de la nouvelle « démocratie » : responsable de la « qualité environnementale » d’une grosse boîte, elle prend sa carte du parti de l’environnement les Verts le 30 septembre 2014 et intègre le gouvernement Löfven le 3 octobre. Ce gouvernement dit de centre gauche regroupe les sociaux-démocrates et les Verts et dispose de 139 sièges à la Diète nationale, soit deux de moins que l’alliance dite de centre droit : mais il peut compter sur le soutien sans participation du Parti de gauche et de ses 21 députés, alors que l’alliance du centre droit refuse, conformément au mot d’ordre mondialiste, tout compromis avec le parti populiste des Démocrates de Suède et ses 49 sièges.
 

Le ministre de la culture contrôle l’ouverture d’esprit

 
Voilà donc une coalition minoritaire de gauche, qui exerce le pouvoir avec la complicité d’une coalition de droite, au profit du mondialisme et de ses valeurs, avec pour seul ennemi le populisme : tel est le fonctionnement actuel de la démocratie suédoise – et européenne. La fonction d’Alice Bah Kuhnke dans cette opération est donnée par la titulature complète de son ministère. On s’étonne qu’elle ait à se prononcer sur la nécessité, ou l’absence de nécessité, de réinsérer les djihadistes de retour du djihad : ce n’est pas le rôle évident d’un ministre de la culture, mais elle est ministre de la culture et de la démocratie. C’est-à-dire chargée du contrôle des mentalités, tant la culture est la gardienne de la démocratie. Elle a pour fonction de faire entrer dans les têtes et dans les mœurs les valeurs d’un monde sans frontières. Et c’est ainsi qu’Allah est grand, comme disait le regretté Vialatte, et que les nations agonisantes seront désormais priées de réinsérer ceux qui sont chargés de les égorger.
 

Pauline Mille