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Robocop présenté au GISEC de Dubaï : avec ce robot policier, l’Emirat se veut « leader global » de la ville intelligente

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Dubaï organisait ces jours-ci la Gulf Information Security Expo and Conference (GISEC), colloque et exposition sur les outils et questions de maintien de l’ordre et de renseignement. Dans cet émirat haut-lieu du globalisme – il hébergea en février un sommet de la gouvernance mondiale – a été présenté aux 6.000 congressistes le premier Robocop opérationnel au monde. Ce robot policier est destiné à équiper les forces de police de l’émirat. Il avait été dévoilé en avant-première au Gulf Information and Technology Exhibition (GITEX) en octobre dernier. Haut de 1m68 et pesant 100 kilos, le robot de la police de Dubaï a commencé son travail dimanche 14 mai dans le cadre protégé de l’exposition. Il devait être mis en service dans le vrai monde dès la clôture de l’exposition.
 

Le Robocop de Dubaï présenté au GISEC parle et comprend six langues

 
Le Robocop de Dubaï parle et comprend six langues et possède la capacité de décoder les expressions du visage à l’aide d’un scanner. La police de l’émirat, le supercalculateur d’IBM Watson et Google vont permettre de lui adjoindre un système d’assistance virtuelle en lui ajoutant une fonction de commandes vocales. Lesté de cette intelligence artificielle, ses concepteurs entendent ainsi obtenir un engin qui « repère les gens à 10 ou 20 mètres de distance, les approche et les salue », expliquait en octobre le major général et patron du service des innovations techniques de la police de Dubaï, Adnan Ali. Un écran tactile sur le robot peut servir à dénoncer des délits ou crimes ou à payer ses amendes pour non-respect du code de la route.  « Nous espérons le mettre en service dans les zones touristiques, près de la célèbre tour Burj Khalifa et sur la promenade puis, en 2020, nous comptons lui faire couvrir une zone plus vaste », précisait Adnan Ali. Un prototype avait déjà été testé fin 2015 pour orienter les touristes dans les rues et dans les centres commerciaux de la ville-Etat.
 

Le brigadier-général Khalid Nasser al-Razzouqi, vante Dubaï, « leader global de la ville intelligente »

 
Présent à la GISEC cette année, le brigadier-général Khalid Nasser al-Razzouqi, directeur général des « services avancés » à la police de Dubaï, a jugé que le lancement opérationnel du premier policier robot est « une étape importante pour les Emirats, et un pas vers la réalisation de l’ambition de Dubaï d’être un leader global dans l’introduction des technologies de la “ville intelligente” ». La ville-Etat a posé la recherche de relais de croissance à l’industrie pétrolière en priorité absolue, tout en s’imposant comme leader dans la globalisation techno-marchande.
 

Un robot policier qui sert aussi d’indic

 
« Tout en ayant pour première fonction d’assister et d’aider les gens dans les centres commerciaux et sur les voies publiques, ce Robocop, dernier développement de nos forces par l’intelligence artificielle, nous aidera aussi à mieux combattre la délinquance, à mieux garantir la sécurité en ville et au final à élever les niveaux de bonheur », a ajouté Khalid Nasser al-Razzouqi, une allusion limpide à la récente présentation à Dubaï du nouveau Conseil mondial du bonheur, concocté par l’ONU. Se tournant vers l’engin à vague forme humaine, le brigadier général s’extasie : « Il peut dialoguer et interagir, répondre aux demandes du public, serrer la main et présenter un salut militaire ».
 

Matthieu Lenoir