Un robot accusé de la mort d’une femme dans une usine de composants automobiles du Michigan

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Ventra Ionia Mains, usine de fabrication de composants automobiles dans le Michigan.


 
Une femme de 57 ans, Wanda Holbrook, agent de maintenance, est morte dans une usine de fabrication de composants automobiles dans le Michigan après avoir été coincée et tuée, écrasée par une machine-robot dans des conditions particulièrement horribles. Deux ans plus tard, son mari, William, poursuit les cinq sociétés de robotique responsables de la construction de la machine, de son installation et des tests de sécurité qui ont précédé sa mise en route.
 
On parle de l’affaire comme si le robot avait agi de manière délibérée. Wanda travaillait dans une zone précise ou le robot « n’aurait jamais dû entrer » ; « Il n’aurait jamais dû tenter de charger un ensemble d’attelage dans un engin qui en contenait déjà un », affirme la procédure intentée par le veuf de Wanda Holbook.
 
L’affaire est évidemment horrible. Son traitement par la presse est révélateur : elle parle d’un « robot rebelle accusé de la mort d’un collègue humain », comme l’écrit le Telegraph de Londres. Comme si un robot pouvait se rebeller. Comme s’il pouvait être responsable, de la même manière d’une personne ayant une conscience, d’un meurtre. Comme si le robot pouvait être considéré comme un « collègue »…
 

Un robot accusé comme s’il avait commis un assassinat

 
Ce langage est finalement encore plus dangereux que des robots mal réglés comme l’était manifestement l’engin mécanique qui a causé la mort de Mme Holbrook – ce qui n’enlève rien à sa peur et à sa souffrance avant de mourir ni à la peine de son mari ! C’est bien par responsabilité humaine que cette mort a eu lieu, comme en témoigne d’ailleurs l’identité des destinataires de la plainte.
 
On comprend que les fabricants de robots rechignent à prendre cette responsabilité, étant donné que, selon l’axiome anglais pas si faux, « tout ce qui peut aller de travers ira un jour de travers »…
 
Le Parlement européen vient de régler la question à sa façon en votant une résolution qui dote d’une forme de personnalité juridique les robots qui de ce fait peuvent « bénéficier » d’une assurance spécifique destinée à compenser les dommages qu’ils peuvent causer, fabricants et concepteurs de logiciels pouvant dès lors dormir tranquilles sur leurs deux oreilles.
 

La mort d’une femme dans une usine du Michigan, aubaine pour la propagande transhumaniste

 
Mise en avant pour des raisons pratiques que l’on peut comprendre, la solution opère une dangereuse confusion des genres qui sert à l’évidence l’un des objectifs des transhumanistes : gommer la différence entre l’être humain et le robot.
 
Dans le cas de Wanda Holbrook, c’est un système de sécurité qui s’est montré défaillant, et contrairement à ce que laisse croire la presse en quête de sensationnalisme, il n’y a pas eu de révolte du robot contre l’homme, ou plutôt en cette occurrence, contre la femme chargée de réaliser des tâches de maintenance occasionnelle sur les robots.
 
Encore un peu, et on l’accusera d’avoir irrité le robot tueur avec un coup de tourne-vis mal placé !
 

Anne Dolhein