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Au Royaume-Uni, le premier policier de genre « fluide » s’appelle tantôt Callum, tantôt Abi

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Les droits transgenre ne suffisent plus. Il faut aujourd’hui pouvoir varier, exprimer sa « fluidité de genre ». Et non, vous ne rêvez pas : cela est devenu « réalité » au Royaume-Uni où un policier est devenu le premier « constable » du « genre fluide », qui a le droit d’utiliser son « identité » masculine ou féminine au travail selon son bon plaisir, en un infernal travestissement du sens du mot identité. Tantôt il s’appelle Callum, lorsqu’il se sent homme, et tantôt il s’appelle Abi, lorsqu’il se sent femme. Il a d’ailleurs deux cartes d’identité professionnelle, l’une à son nom d’homme, l’autre à son nom de femme.
 
La fluidité de genre se « définit » comme une identité de genre qui se rapporte à un genre variant avec le cours du temps, comme le dit de manière alambiquée le Telegraph de Londres. Une personne « gender-fluid » peut à n’importe quel moment s’identifier comme mâle, femelle, neutre, ou afficher n’importe quelle autre « identité non binaire », voire une combinaison d’identités. Ce genre peut varier au hasard ou encore varier par rapport à des circonstances différentes. C’est la négation ultime du principe d’identité.
 

Callum ou Abi se veut homme un jour, femme le lendemain

 
Pour « Callum-Ali », l’aventure a commencé la semaine dernière alors qu’un message interne adressé à chacun des 43.607 officiers et employés civils de la « Met Police », la police de la grande métropole de Londres : c’est tout à fait officiellement que son nouveau statut de « genre fluide » a été communiqué à tous ses collaborateurs. Et ce sous le titre « Amenez toute votre personne au travail » : initiative s’inscrit dans la politique de diversité de la Met Police qui encourage ses policiers et employés à « être eux-mêmes ».
 
La chose devient évidemment problématique lorsque lesdits policiers n’en ont finalement aucune idée.
 
Cela fait par exemple treize ans que Callum, embauché en tant qu’homme, a travaillé comme policier masculin. « La première fois que je suis entré dans un immeuble de la Met en tant qu’Abi, j’ai eu un tel épisode d’hyperventilation que j’ai failli m’évanouir. Je l’ai fait plusieurs fois depuis lors et j’étais tellement heureux de pouvoir être “moi” au travail. Abi est une partie de moi-même, qui existe, et je veux que cette partie soit reconnue et validée. Mais je suis toujours moi. Je suis toujours la même personne que je me présente comme Callum ou comme Abi. C’est le même dé. C’est simplement que vous voyez une autre face ».
 

Le premier policier au genre fluide présenté à tous ses collègues

 
Il ne faut pas trop s’étonner de cette nouvelle bizarrerie puisque le nouveau chef de la Met Police est « une » commissaire, Cressida Dick – qui vit en couple avec une femme. Si elle entend traquer le crime, a-t-elle indiqué lors de son arrivée en avril dernier, elle voit la lutte contre les « crimes de haine » – c’est ainsi que les Britanniques appellent les délits et crimes relevant de la discrimination et du racisme – comme une de ses priorités les plus importantes.
 
D’autres corps de la police britannique ont adopté des stratégies différentes au service de cette même fin. Ainsi la police du Northhamptonshire vient-elle d’abandonner les traditionnels couvre-chefs de la police anglaise pour les remplacer par des sortes de casquettes de base-ball neutres, tandis que celle de Dyfed-Powys au Pays de Galles a choisi un nouvel uniforme identique pour hommes et femmes afin que les transgenres se sentent plus à l’aise. On n’y parlera plus de policières et de policiers et les toilettes seront désormais pour tous.
 

Le Royaume-Uni devient fou…

 
Tout cela ne dit pas quel sera le comportement de Callum-Abi à l’égard du public. Par exemple, sera-t-il habilité à palper des hommes quand il sera « femme » et des femmes quand il sera « homme » ? Sera-t-il plus flexible en tant que Callum, plus intraitable en tant qu’Abi ? Pourra-t-il changer d’identité en cours de route, pendant une opération sur le terrain, par exemple ?
 
Face à de telles aberrations, il vaut sans doute mieux rester sans voix. Cela évitera en même temps de se faire retoquer pour transphobie quand on se trompera dans l’interpellation du policier concerné…
 

Jeanne Smits