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On a nettoyé les verrières du Natural History Museum d’Oxford : les squelettes conservés subissent des dommages irréparables

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150 ans de crasse accumulée sur les toits en verre partis sous les coups de brosse d’une armée de Monsieur Propre : l’université d’Oxford pensait donnait un coup de jeune à son Museum d’histoire naturelle tout en assurant son avenir.
 
Le matraquage sur l’effet de serre n’a pas suffi à alerter les autorités universitaires. Le nettoyage effectué il y a deux ans a assuré une voie royale à lumière solaire. A l’intérieur, la température monte jusqu’à 40°, l’humidité s’envole, et les rayons ultraviolets peuvent s’en donner à cœur joie.
 

Une maîtresse de maison au Natural History Museum d’Oxford ?

 
Ce que sait n’importe quelle maîtresse de maison qui évite d’exposer des tissus fragiles ou des tableaux de prix à la lumière directe, les responsables l’ont oublié. Aujourd’hui, les animaux empaillés du musée sèchent et se craquellent ; des squelettes de baleines blanches, d’un grand intérêt scientifique, ont déjà subi des dégâts irréparables. « La lumière extrême et les niveaux d’UV provoquent des dommages rapides et irréversibles sur les spécimens, bref, ils sont en train d’être détruits », souligne un rapport d’experts.
 

Protéger les squelettes et les verrières

 
Une partie du problème est née du fait que les équipes de restaurations ont enlevé un film réfléchissant la lumière du soleil sur les toits, car il s’était décoloré et porté atteinte au statut de monument historique du musée. Les conservateurs comptaient protéger les spécimens en recouvrant les vitrines d’exposition d’un tel film, mais c’est loin de suffire face aux dégâts causés par le soleil, la chaleur et la sécheresse ambiante.
 
L’université a finalement été autorisée à appliquer un film protecteur doré sur la verrière, mais le coût de l’opération, et notamment des échafaudages, fait qu’elle renoncera à protéger une importante partie de la toiture. Le film, en outre, ne permettra de réduire la température interne que d’un degré.
 
On songe maintenant à un système d’air conditionné.