Starbucks va embaucher 2.500 réfugiés en Europe

Starbucks réfugiés Europe

Howard Schultz


 
Le géant américain des salons de café (de la même eau !) a annoncé son intention d’embaucher, en faisant appel à des ONG, 2 500 réfugiés dans huit pays d’Europe au cours des 5 prochaines années. Les pays concernés sont la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suisse, l’Espagne et le Portugal. Cette annonce s’inscrit dans la réalisation de la promesse faite en janvier par le PDG de Starbucks, Howard Schultz, d’embaucher 10.000 réfugiés d’ici à 2022 dans les 75 pays où l’enseigne est présente. Si cette initiative peut sembler partir de bons sentiments, il s’agissait en réalité d’une initiative politique en réaction au décret du président Donald Trump interdisant l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de plusieurs pays, tous à forte majorité musulmane.
 
Starbucks est une compagnie qui a l’habitude de s’engager politiquement pour mener des combats en faveur d’une société libérale-libertaire et multiculturelle. C’est ainsi, par exemple, qu’elle finance l’organisation américaine Planned Parenthood qui ne se contente pas de réaliser des centaines de milliers d’avortements chaque année mais qui doit en plus faire face à des accusations de trafic illicite d’organes d’enfants avortés. Pour le mois des « gay prides » et autres « marches des fiertés », l’entreprise fait flotter le drapeau arc-en-ciel du lobby LGBT au-dessus de son siège. Sous la présidence d’Obama Starbucks faisait partie des grandes corporations, : qui exerçaient des pressions sur les collectivités locales refusant l’obligation d’ouvrir les toilettes des hommes et des femmes aux personnes du sexe opposé se disant « transgenres ». L’enseigne de salons de café a aussi participé activement au combat du lobby LGBT pour la dénaturation du mariage aux États-Unis.
 

Pour les réfugiés en Europe, Starbucks annonce ouvertement son intention de faire de la discrimination à raison de l’origine des postulants

 
L’intention d’embaucher 2.500 réfugiés en Europe a été annoncée à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés le 20 juin par Martin Brok, le président de Starbucks pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Celui-ci a vanté la capacité d’entreprises de la taille de Starbucks d’avoir « un impact positif sur la vie des gens ». Le bonheur des uns faisant parfois le malheur des autres, l’annonce ne fera pas forcément plaisir aux jeunes chômeurs qui se verront refuser des postes en raison de leur origine locale, chose illégale qui plus est. Ces postes réservés représenteront environ 8 % des 30.000 emplois existant au sein de l’enseigne en Europe. Il n’est donc pas inutile de rappeler comme le fait le site conservateur Breitbart, même si cela peut paraître mesquin, que le chômage des jeunes atteignait, en 2006, 24,6 % en France, 27,9 % au Portugal et 44,5 % en Espagne (selon les chiffres de l’OCDE).
 
Lors de l’annonce faite en janvier aux Etats-Unis à propos des 10.000 postes qui seraient réservés aux réfugiés dans le monde, Starbucks s’était vu reprocher de ne pas embaucher plutôt les vétérans américains sans emploi. Un boycott avait été lancé sur les réseaux sociaux, et le géant des salons de café a vu, dans le mois qui a suivi cette annonce, son image de marque fortement dégradée par ce nouvel engagement politique.
 

Olivier Bault