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SCIENCE-FICTION/GUERRE (ENFANTS)
Starwars : les derniers Jedi ♥♥


 
Starwars : les derniers Jedi forme le VIIIème épisode officiel de la saga de science-fiction pour enfants Starwars. Starwars est traduit couramment en langue française par l’expression « guerre des étoiles », qu’il faut entendre par guerre dans des systèmes stellaires éloignés ; l’anglais sait être beaucoup plus concis que le français. Dans une galaxie lointaine, un Etat oppresseur fait face à des rebelles. Les forces armées du premier forment le camp des méchants, et les autres celui des gentils. Il y a là un rappel évident de la guerre d’indépendance américaine. Cet Etat est l’héritier revendiqué de l’Empire Galactique détruit dans l’épisode VI, et est contrôlé par le Premier Ordre. Il est constitué par une association de chevaliers, les Siths, qui forment le camp des méchants. D’autres chevaliers s’apposent à lui, les chevaliers lumineux ou « Jedi ».
 
L’intrigue prend la suite de l’épisode VII, sorti il y a deux ans, et complètement manqué. Cet épisode VII avait été un recopiage peu inspiré du IV. Même pour un film pour enfants, il avait été fort peu crédible. Or, et c’est une excellente surprise, cet épisode VIII s’avère lui parfaitement réussi !
 
De planète en planète, les rebelles fuient les forces supérieures du Premier Ordre, et contre-attaquent quand elles peuvent. Les décors sont variés, les surprises narratives présentes. Comme elles sont essentielles, nous ne raconterons surtout pas le film. Disons simplement que les rebelles doivent survivre, et la lignée des Jedis, sur le point de s’éteindre, d’où le titre, se poursuivre malgré tout. Le Premier Ordre cherchera à faire disparaître physiquement les uns et les autres. Chose étonnante, les deux camps ne sont pas complètement monolithiques, exempts de luttes internes, excellente innovation inattendue, capitale pour l’intérêt du film.
 
Starwars : les derniers Jedi possède un véritable scénario, qui rend hommage aux épisodes historiques précédents, mais sans recopiages éhontés. Certaines scènes développent des intrigues potentielles avortées dans les scènes parallèles des épisodes V et VI. Il n’y a donc pas copie indigne, mais intelligent hommage. Surtout, vraiment surpris pour le coup, le public est pris par l’action, ne s’ennuie à aucun moment. Les acteurs novices de l’épisode VII ont pour beaucoup manifestement pris des cours de comédie, ce qui leur a fait le plus grand bien. Même Mark Hamill, le Luc Courleciel (Luke Skywalker) si spontané, un peu trop, des épisodes IV à VI, joue vraiment dans le rôle du dernier Jedi ; il interprète avec conviction un vieillard misanthrope et dépressif, qu’il ne sera donc pas si facile de mobiliser à nouveau pour la bonne cause. Quant au chef charismatique des méchants, Kylo Ren, à défaut de faire vraiment peur, il n’est plus du tout franchement ridicule comme dans l’épisode VII. Les différences avec le VII, toutes positives, sont énormes On sent aussi une direction ferme, énergique, de la réalisation et cela change tout.
 
Starwars : les derniers Jedi est une œuvre de distraction, s’adressant aux très nombreux passionnés, et aux enfants à partir de 7-8 ans. Dans son genre limité, il est une belle réussite.
 

Hector Jovien

 
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