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« Changement climatique » : la température de l’Antarctique ne se réchaufferait pas

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Le continent glacé est véritablement un point névralgique du discours sur le « réchauffement climatique ». La masse froide de l’Antarctique joue un rôle important dans l’équilibre de la planète, et les alarmistes répètent volontiers que le changement climatique est profondément lié à la rapide montée de la température moyenne dans cette zone – sauf qu’elle se révèle beaucoup moins importante qu’ils ne le pensaient. Il existe même des études aujourd’hui sur le fait que l’Antarctique était plus chaude, et même beaucoup plus chaude il y a 100 ans.
 

La température ne se réchaufferait pas

 
A l’heure actuelle, la tendance serait au contraire plutôt à un léger refroidissement.
 
Telle est en tout cas la conclusion d’une étude de la station météorologique japonaise Showa Station dans la zone appelée Queen Maud Land : pendant la période où l’on a enregistré une montée notable du CO2 atmosphérique, entre 1985 et 2017, les températures auraient selon celle-ci légèrement baissé en Antarctique.
 
C’est aussi ce que constate la recherche australienne qui se fonde sur les données de son poste météorologique de l’extrême sud, Davis Station. En 60 ans de relevés, on n’y a constaté aucune tendance nette de remontée ou de baisse des températures.
 

Sur l’Antarctique, les alarmistes du réchauffement ont tout faux !

 
Plus largement, en collationnant les données de 13 stations implantées partout en Antarctique, 10 ne font état d’aucune tendance au réchauffement, voire révèlent une légère tendance à la baisse. Les trois autres stations, toutes situées dans la péninsule antarctique, indiquent une légère tendance au réchauffement.
 
Voilà pour les données brutes. Deux récentes études scientifiques confirment ce que ces observations suggèrent fortement.
 
Une étude de Karen L. Smith et Lorenzo Polvani remontant à 2016 examinait alors le réchauffement de la péninsule antarctique : selon les scientifiques, « il n’y a guère de preuve d’une pression anthropologique » sur l’oscillation des températures de l’anneau modulaire austral (SAM), tandis qu’au contraire, « de nouvelles preuves irréfutables indiquent que la variation naturelle du climat est un élément déterminant du réchauffement récent de l’Antarctique occidental et de la péninsule ».
 
John Turner de la British Antarctic Survey publiait la même année dans Nature une étude qui aboutit à la conclusion que des facteurs naturels comme le vent et les modifications de courants océanique constituent la première raison des variations de température en Antarctique.
 

Changement climatique ? La variation des températures en Antarctique due aux variations naturelles

 
Pour ce qui est du caractère exceptionnel du réchauffement actuel, il est battu en brèche par une autre étude, due cette fois à Ryan Fogt et Megan Jones de l’université de l’Ohio. Elle constate tout simplement que de nombreuses températures relevées sur le continent étaient exceptionnellement élevées au moment des les expéditions d’Amundsen et de Scott en 1911-1912. Sur le plateau polaire, Amundsen et son équipe avaient relevé des -16° C, « ce qui est extrêmement chaud pour cette région ». A l’heure actuelle, la température estivale moyenne du plateau polaire austral est de -28,2° C.
 
Reste la question des plaques de glace qui se détachent du continent antarctique. L’an dernier, c’était le plateau Larsen C, et Al Gore tweetait des messages paniqués sur ces « rappels choquants » de la réalité du réchauffement et de la nécessité de « résoudre la crise du climat ». Mais il semble que la rupture soit le résultat non du réchauffement, mais d’une faille constatée dès les années 1980, et ce d’autant que la plupart des zones de Larsen C voient au contraire la glace s’épaissir.
 
De toute façon, l’étendue de glace qui s’est détachée était déjà en flottaison et l’événement n’aura donc aucune répercussion sur le niveau des océans. Comme l’a souligné le glaciologue Adrian Luckman de Swansea University, l’intérêt médiatique provoqué par l’affaire était plutôt surprenant, puisqu’il « peut s’agir simplement d’un événement rare mais naturel », qui de toute façon n’annonce pas de montée du niveau des mers et « dont tout lien avec le changement climatique est loin d’être simple à établir ».
 

Anne Dolhein